«L'intervention française au Mali ne se fera que par le biais du système international»
Les spéculations et les analyses vont bon train à travers le monde sur la situation qui prévaut au Mali. Journalistes, politologues, politiques, analystes, spécialistes en matière de sécurité, tous n'ont qu'une seule chose aux lèvres: ce qu'adviendra du Mali à la suite du blocus imposé par le groupe terroriste JNIM sur les axes routiers. Visant à asphyxier l'économie nationale, ce blocus semble inquiéter le monde entier plus que les Maliens eux-mêmes qui vivent pourtant au Mali. Dans ce sillage, un journaliste dénom-mé Oumar Alansari, travaillant pour la chaine de télévisions émiratie «Skynewsarabia, multiplie les analyses sur le Mali et sur la situation sécuritaire dans la zone du Sahel en général. Ainsi, dans un récent article rendu sur sa page officielle «X», Oumar Alansari ayant visiblement des contacts avec différents protagonistes impli-qués dans la crise au Mali fait des révélations émanant de ses sources sur l'implication de la France et sur ses ambitions au Mali.
Selon les observateurs de sécurité avec lesquels je me suis entretenu, les cercles politiques parisiens n'ont pas oublié leur défaite au Sahel et ne l'oublieront pas, et œuvrent à un retour au Sahel, mais pas par une intervention militaire comme auparavant.
Selon certaines sources, la France n'interviendra que dans le cadre d'une intervention régionale ou internationale impliquant la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) ou une intervention internationale impliquant l'Union européenne et les États-Unis, qui ont manifesté un intérêt marqué pour la lutte contre le terrorisme au Sahel, à commencer par le Nigéria.
L'intervention française au Mali ne se fera vraisemblablement que par le biais du système international, et ses chances augmentent avec la pression que subira la Russie en Ukraine après que sa porte-parole a déclaré que la mission de son pays au Mali n'est pas de protéger le régime mais seulement de le soutenir.