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COP30 au Brésil : Climat mondial, acte 30
Publié le jeudi 20 novembre 2025  |  Mali Tribune
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Du 10 au 21 novembre 2025, la ville de Belém, située dans l’État du Pará au cœur de la forêt amazonienne du Brésil, accueille la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30).

Ce choix géographique n’est pas anodin : l’Amazonie, considérée comme le poumon vert de la planète, incarne les enjeux cruciaux de la régulation climatique mondiale.


Le thème phare de cette édition est sans équivoque : "Limiter le réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle". Les négociations porteront sur trois axes majeurs comme la présentation des nouveaux plans nationaux de réduction des émissions (NDCs), le suivi des engagements financiers pris lors de la Cop29 et la protection des écosystèmes critiques, notamment les forêts tropicales et les zones côtières.

La Cop30 devrait rassembler entre 60 000 et 75 000 participants, incluant les délégations des 195 pays membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), des ONG, des entreprises, des chercheurs, ainsi que des représentants des peuples autochtones.

Parmi les chefs d’État attendus on peut citer Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil et hôte de la conférence, qui souhaite faire de cette Cop un tournant historique, Donald Trump, président des États-Unis, dont la présence est confirmée malgré ses déclarations controversées. Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, il avait qualifié le changement climatique de "plus grande arnaque au monde".

Emmanuel Macron, président français, engagé dans le renforcement des alliances pour une finance verte et António Guterres, secrétaire général de l’Onu, porteur d’un plaidoyer fort en faveur de la justice climatique.

En revanche, plusieurs absences notables sont à signaler notamment Xi Jinping, président chinois, représenté par son ministre de l’Environnement, Narendra Modi, Premier ministre indien, retenu par des priorités nationales. Plusieurs dirigeants africains, notamment ceux du Tchad et du Soudan, absents en raison de crises internes.


Face à l’ampleur de l’événement et aux tensions géopolitiques, les autorités brésiliennes ont mis en place un dispositif de sécurité renforcé : déploiement de forces militaires et policières dans toute la ville, zones d’accès restreint autour des sites de conférence, surveillance aérienne et maritime pour sécuriser les abords de l’Amazonie et coopération avec des agences internationales pour prévenir les cyberattaques et les actes de sabotage.

Cette Cop30 coïncide avec le dixième anniversaire de l’Accord de Paris, signé en 2015. Les attentes sont immenses. Dans un contexte mondial marqué par les fractures politiques, économiques et climatiques, une question centrale s’impose : les États sont-ils prêts à accélérer la transition écologique et à honorer leurs engagements dans un monde de plus en plus instable ?

Ousmane Mahaman

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