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Comment Soumana Sako a récupéré l’or volé des Maliens ?
Publié le jeudi 20 novembre 2025  |  L’Inter de Bamako
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© aBamako.com par Momo
Lancement du livre sur le président Modibo Keita.
Bamako, le 04 juin 2015 le Doyen Amadou Seydou Traore a présenté son nouveau livre sur le Président Modibo Keita au Carrefour des Jeunes de Bamako. Photo: Soumana Sacko
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Le dictateur Moussa Traoré au pouvoir au Mali de 1968 à 1991 préférait les caisses métalliques pour expédier son or à l’étranger, comme l’on constaté des douaniers maliens trop scrupuleux. Au moins soixante-neuf (69) chargements ont été expédiés de cette manière entre février 1985 et août 1987 à bord de la compagnie belge Sabena vers la Suisse, via Bruxelles.

Le précieux métal devait être fondu à Genève et dans l’usine d’affinage Metalor, à Neuchâtel. «Les expéditeurs étaient, selon les lettres de transport aérien, dix-neuf (19) braves commerçants de Bamako, la capitale du Mali.

Fin juillet 1990, 267 kilos d’or sont encore exportés. Comment un des pays les plus pauvres du monde est-il capable d’expédier en Suisse de telles quantités d’or ?». Il y a plusieurs réponses en plus des mines d’or maliennes de Kalana, dont la production est notable, Bamako attire l’or guinéen, exporté en fraude par les orpailleurs et passé en contrebande.

Après le renversement de Moussa Traoré en mars 1991, le nouveau gouvernement malien a émis une commission rogatoire internationale et cherchait en Suisse une grosse partie des 2 milliards de dollars, l’équivalant de la dette extérieure malienne, que le clan du dictateur aurait sortis du pays.
Volé au Mali, l’or de Moussa Traoré serait arrivé en Suisse de façon légale, affirmaient les autorités helvétiques. Mais où était passé l’argent ? Placé sur des comptes en banque suisses de la famille Traoré ? Au moment de l’enquête officielle, un des fils de l’ancien dictateur avait déjà vidé les comptes. Six (06) ans plus tard, au terme d’une longue procédure, l’Office fédéral de police de la Confédération helvétique annonçait une grande première: la restitution à un État africain de fonds détournés. La restitution de 3,9 millions de francs suisses (un peu plus de 2,5 millions d’euros.
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