L’équipe de la Direction régionale des ressource humaines de Sikasso met la barre très haute: quinze (15 000) F CFA pour être traité ! Dans le dossier du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), les agents dont les dossiers ne sont pas encore traités vivent une situation extrêmement délicate. La levée de la suspension des salaires n’ayant toujours pas été mise en œuvre pour l’ensemble des enseignants concernés, malgré les instructions du gouvernement.
Pendant que les agents concernés attendent une clarification et une régularisation de leur situation administrative, le processus connaît des lenteurs, parfois à dessein, comme c’est le cas à la Direction régionale des ressources humaines de Sikasso, où les agents envoyés sur le terrain pour corriger les erreurs s’adonnent à des pratiques d’une extrême gravité: le racket. Ils exigeraient des enseignants en difficulté le paiement de quinze (15 000) F CFA pour que leur situation soit régularisée en un temps record !
À croire que le monde tourne à l’envers, pour que des agents de l’État, payés et entretenus (puisqu’ils sont en mission) sur les frais du contribuable malien, se permettent d’aller «sucer le sang» de leurs frères et sœurs en détresse !
En effet, de fil en aiguille, c’est désormais connu de tous à Sikasso. Pour que votre situation soit régularisée auprès de l’équipe d’enrôlement et de correction mise sur place, il est exigé aux enseignants le paiement d’une somme de quinze (15 000) F CFA, même s’il faut pour cela voler ou s’endetter, ou accepter de patienter encore en attendant de jours meilleurs, alors qu’il y a un délai imparti de trois (03) mois pour la fin de cette correction.
Celui qui n’accepte pas de payer les quinze (15 000) F CFA, les agents de l’équipe demandent à l’intéressé de patienter ou son cas n’est toujours pas réglé, que les correctifs sont toujours attendus de Bamako.
Nous connaissons beaucoup d’enseignants qui, par désespoir et par détresse en ces temps de diète pour tous les Maliens, à fortiori pour des enseignants encore en attente de leurs salaires de septembre, sont obligés de mettre la main à la poche pour voir leur situation régularisée le même jour.
En fin de compte, les enseignants de Sikasso souffrent aujourd’hui. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. L’équipe de la Direction régionale des ressource humaines de Sikasso et les «saints» envoyés dans cette région se sont transformés en «sangsues pour les manger crue» ! Cette situation interpelle les plus hautes autorités du pays.
Ainsi va le Mali Kura !
Y.C