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Putréfaction du Mali sous Alpha Oumar Konaré, ATT, Dioncounda Traoré, Cheick Modibo Diarra, IBK qui a fait quoi ?
Publié le jeudi 20 novembre 2025  |  L’Inter de Bamako
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© Présidence par DR
Photo du Jour : IBK et Alpha Oumar Konare à Addis Abeba
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La géostratégie est, selon le contre-amiral Pierre Célérier, l’étude des rapports entre les problèmes stratégiques et les facteurs géographiques. Elle implique la géographie de chaque Etat, et sa situation historique et politique en regard de ses voisins.
Pendant vingt (20) ans, les présidents Alpha Oumar Konaré (AOK) et Amadou Toumani Touré (ATT) ont couru derrière Kadhafi, en négligeant l’Algérie qui partage avec le Mali 1376 km de frontière et les mêmes populations entre le Sud de l’Algérie et le Nord du Mali. Les largesses de Kadhafi ne peuvent compenser cette réalité du terrain. Nombreux sont les Maliens mal informés qui mettent tous les déboires du Mali au compte de l’Algérie, en oubliant que l’État malien s’est pas assumé vingt (20) ans durant.
L’Algérie, qui est en guerre depuis 1992 contre les islamistes, ne fait que préserver sa sécurité aux frontières et à l’intérieur du pays. Si on ajoute à tout cela : le laxisme des Maliens dans la lutte contre le narcotrafic dont l’aboutissement a été le scandale d’air cocaïne à Tarkint; la sous- traitance de la sécurité du Nord Mali aux milices djihadistes; la sous-traitance de notre défense à la France et à la communauté internationale; la conclusion de tout cela est qu’on est en face d’un État failli et d’une classe politique en manque de conscience et de consistance patriotiques; la croissance sans développement avec un cafouillage général au tour de la table de «mangecratie» à tous les échelons du pouvoir et de la société.

ATT et la lutte contre la corruption
Quand Amadou Toumani Touré (ATT) est revenu au pouvoir, il a dit que la lutte contre la corruption c’est comme nettoyer un escalier, il faut commencer par le haut. Malheureusement pour le Mali, ATT ne fit rien contre la corruption. Il encourageât les corrompus en déclarant, à plusieurs reprises qu’il n’humiliera pas un chef de famille. Il protégeât et promut tous les corrompus de l’ère démocratique.
Cette situation de corruption généralisée entraîna le mauvais fonctionnement des institutions, donc à cause du coup d’État qui jeta dans les égouts le pouvoir démocratique et tous les politicards de la «mangecratie» sans que le peuple manifeste la moindre désapprobation de cet acte anticonstitutionnel. Son diagnostic pertinent de la cause des coups d’État explique un tel comportement de tout un peuple.
Le Mali et sa perte du sens moral sont l’explication du coup d’Etat de 2012 face à une classe politique tournée vers elle-même et sans souffle vivifiant.

La transition de 2012-2013: la gestion de Cheick Modibo Diarra
Il forma un gouvernement techniquement bon, mais il a eu tort dans la manière d’avoir raison en excluant les partis de la «mangecratie».
Alors que le pays était à feu et à sang, sur les vingt-quatre (24) membres de son gouvernement s’il avait donné 10 à ceux qui vivent par la politique, il aurait eu le temps de travailler et de consolider son pouvoir. Malgré tout, il a maintenu le pays debout.

La gestion de Dioncounda: en vieux politicien futé, il a su sauver les meubles de son clan. La gestion de la transition a été plus adaptée à une situation de crise que les fanfaronnades de son successeur Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

La gestion d’IBK: si Dioncounda Traoré peut être qualifié de chef d’orchestre; Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est un homme- orchestre, alors qu’il aurait dû être la musique même, pour être à la hauteur des espoirs de tout un peuple. Cheick M. Diarra a commis une faute, celle d’avoir constitué en pleine crise, une équipe gouvernementale sans consulter ses alliés potentiels et surtout ses adversaires. Le grand savant, qu’il est, aurait dû savoir que le particulier engendre le particulier.

IBK a commis quatre fautes
Non-respect des règles élémentaires de gestion de crise: savoir écouter et observer; mouiller le maximum de gens en mobilisant le peuple. Avec sa victoire électorale, il constitue ses gouvernements successifs sans consulter son parti et divers alliés.
Pire comme toujours, il n’est pas accessible: il est dans une cloche de verre ou l’entourage ne l’enrichit pas; dans le processus de négociation d’Alger, il devait aller vers le peuple et avec le peuple. La diplomatie, c’est le travail de coulisses, mais qui n’est efficace qu’adossée à une victoire militaire, ou à un peuple solidaire de son souverain, ce qui n’était pas le cas d’IBK à Alger. C’est effarant que la communauté internationale ait balayé d’un revers de la main les recommandations de la société civile et de l’opposition maliennes.
Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) fait confiance à la France plutôt qu’aux forces vives du pays; alors que les Occidentaux, par culture, ne craignent que les mouvements de masses; des années durant, le régime a laissé le peuple sur sa faim dans la lutte contre la corruption et la gestion de la crise du Nord, d’une part, et la satisfaction des besoins élémentaires des populations, d’autre part. Les grèves illimitées dans des secteurs sensibles ne sont qu’un aspect du désespoir du peuple. Doit-on exciter toutes les indignations et heurter tous les préjugés, il faut le dire, parce que c’est la vérité, les acteurs du Mouvement démocratique de 1991 ont failli et la société civile avec.
Voilà pourquoi notre pays est tombé plus bas que terre, à travers: la perte de souveraineté sur une grande partie du territoire; la mise du pays sous tutelle de la communauté internationale; une croissance économique sans développement; une pratique démocratique à la lettre mais sans l’esprit; tout cela ayant conduit à une désarticulation culturelle, politique et économique de notre société.
Source: «Debout Afrique»


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