"Où en sommes-nous avec la Politique nationale d’assainissement ?" a été l’interrogation phare d’un colloque de deux jours, initié à Bamako la semaine dernière par le Cercle d’études et de réflexion au Mali (Cerm), en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert.
Pendant deux jours, des experts du Cerm, de la direction nationale de l’assainissement et certaines des organisations de la société civile se sont penchés sur la question : "Quelles pistes pour améliorer durablement l’assainissement de la ville de Bamako ?". Des débats, panels et discussions sous la supervision du directeur national de l’assainissement, Niarga Oulé Dembélé, et le secrétaire général du Cerm, Amadou Diop.
A l’issue de deux jours de travaux, en sa recommandation phare, le colloque a fortement déploré le retard accusé dans l’adoption de la nouvelle PNA. Selon certains participants, la politique nationale actuelle date de 2009. Et depuis 2016 son processus de relecture a démarré. De 2016 jusqu’à 2025, depuis pratiquement 10 ans, le document est en relecture et on ne parvient pas à le faire adopter.
Le colloque a invité l’Etat et les services techniques à tout mettre en œuvre pour accélérer l’adoption de ce document stratégique et incontournable. La nouvelle PNA, selon eux, cherche à intégrer des nouvelles dispositions, c’est-à-dire les nouvelles réalités du contexte de l’assainissement, notamment les questions de changement climatique, les questions d’équité, les questions de genre.
A côté de la PNA, le colloque a aussi soulevé la question du schéma directeur de gestion des déchets solides de Bamako et les difficultés que connaissent les grands projets tels que Pruba (projet de résilience urbaine de Bamako) et autres. Lesdites recommandations feront l’objet d’un document et sera remis à qui de droit, ont conclu les participants.
"Le colloque est arrivé à point nommé. Les défis sont réels, malgré que le contexte national fasse que la priorité aujourd’hui des débats soit centrée sur d’autres secteurs, d’autres domaines, mais les questions d’assainissement de cas de vie se posent aussi avec inquiétude et qu’il faudra faire face. On est arrivé à un point où les conséquences nous obligent à intervenir", a alerté Mohamed Lamine Sidibé de l’Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement.
Pour le secrétaire général du Cerm, Amadou Diop, à travers ces deux jours d’échanges, de discussions et de débats, le colloque comptait tout d’abord s’approprier davantage de la PNA, la comprendre et l’analyser afin de venir à des recommandations, voire des propositions. Le directeur national de l’assainissement, Niarga Oulé Dembélé, de conclure en promettant que les recommandations issues du colloque, ne dormiront pas dans les tiroirs.