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Réunion publique d’information du Conseil de sécurité de l’ONU sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : L’AES met le curseur sur l’insuffisance de l’aide humanitaire pour le sahel
Publié le lundi 24 novembre 2025  |  L’aube
S.E.M.
© Autre presse par DR
S.E.M. Issa KONFOUROU, Ambassadeur Représentant permanent de la République du Mali auprès des Nations Unies à New York
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Sous l’égide du Président sierra-léonais et Président du Conseil de sécurité du mois de novembre, Julius Maada Bio, il fut tenue, le 18 novembre dernier, la réunion publique d’information du Conseil de sécurité des Nations-Unies « sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». Représentant la Confédération AES, SEM Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant Permanent du Mali à New-York (Etats-Unis), dans son intervention a affirmé l’inquiétude des pays de l’AES eu regard du niveau très insuffisant de mobilisation de l’aide humanitaire nécessaire pour le Sahel, tout juste 14%.


C’est SEM Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant Permanent du Mali à New-York qui a représenté les Ministres des Affaires Etrangères des pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) à l’occasion de cette Réunion publique d’information du Conseil de sécurité de l’ONU sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest. Dans son allocution, SEM Konfourou a déclaré que cette réunion est d’une grande importance pour les Etats de l’AES, puisque depuis plus d’une décennie, l’Afrique de l’Ouest en général et le Sahel en particulier, sont confrontés à un terrorisme imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers. Ce faisant, que leurs populations, y compris les femmes et les enfants sont lâchement assassinées ou soumises à des violences indicibles ou contraintes à l’exil, ou tout simplement privées d’accès aux services sociaux essentiels. « Cette violence abjecte n’épargne ni les écoles, ni les centres de santé. Et comme ils ne peuvent plus faire face à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les groupes criminels sont aujourd’hui réduits à un terrorisme économique qui consiste à s’attaquer aux infrastructures civiles et à des axes de ravitaillement » a-t-il déploré.

Les bienfondés de l’avènement de l’AES

Pour mettre fin à ce crime transnational organisé et pour créer les conditions d’un développement durable au profit des populations sahéliennes, soutient M. Konfourou, les Présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont décidé, en toute souveraineté, de prendre leur destin en main et de créer la Confédération AES, afin de mutualiser les efforts des 3 pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. Aussi, il a également tenu à souligner que la lutte contre le terrorisme est et doit rester une lutte régionale et internationale, notamment dans le contexte de l’expansion de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest et ailleurs. « Nous sommes donc entièrement disposés à la coopération avec les pays de la région et l’ensemble des partenaires qui le souhaitent, bien évidemment dans le strict respect de la souveraineté de nos Etats, de nos choix stratégiques et de nos choix de partenaires et des intérêts de nos populations » a signifié le représentant de l’AES.


L’Afrique de l’ouest comme un seul homme contre le terrorisme

Parlant des initiatives régionales de coordination de la lutte contre le terrorisme, il a expliqué qu’il est essentiel de reconstruire la confiance entre les parties prenantes de la région Afrique de l’Ouest et aussi primordial que les Etats de la région Afrique de l’Ouest aient une compréhension commune de la menace terroriste et des réponses partagés à y apporter. Pour ce faire, qu’il faut une approche autre que celle qu’ils ont connue jusqu’ici. Ensuite, que la nouvelle approche doit privilégier un dialogue constructif entre les acteurs régionaux concernés.

Selon lui, s’agissant de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, il y a lieu de souligner le rôle essentiel du Conseil de sécurité, du Secrétaire général et des autres mécanismes dédiés des Nations-Unies.

« A ce niveau également, l’approche doit être revue et adaptée. Les rapports, les réunions, les résolutions et les déclarations sont certes utiles mais pas suffisants face à la menace terroriste. Il faut des réponses concrètes, rapides et adaptées aux réalités de chaque situation spécifique… » a souligné M. Konfourou. Et de poursuivre que la coopération internationale est également essentielle dans la lutte contre le financement du terrorisme, y compris le paiement de rançon contre la libération des otages. Et nécessaire à la mobilisation des ressources pour venir en aide aux populations victimes du terrorisme, notamment les réfugiés et les déplacés internes. Pour cela, il a fait part de sa préoccupation au niveau très insuffisant de mobilisation de l’aide humanitaire nécessaire pour le sahel, à peine 14% des besoins humanitaires.


Avant de clore son propos, il a dénoncé avec force le terrorisme médiatique quotidien contre les pays de l’AES. Une situation dont les populations concernées sont victimes de la part de certaine presse qu’il dit ‘’militante’’. « Il est regrettable de constater que cette presse ait choisi de faire l’apologie du terrorisme et de servir de véhicule de la propagande terroriste dans nos pays et dans notre région »a-t-il regretté.

Mariam Sissoko

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