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Armée conjointe AES : Une réponse militaire des Sahéliens
Publié le lundi 24 novembre 2025  |  L’aube
Kidal
© Autre presse par DR
Kidal franchit une étape cruciale vers la finalisation du processus de DDR-Intégration accélérés des combattants
Le processus de Désarmement, Démobilisation, de Réinsertion et Réintégration (DDR) Intégration accélérés, a amorcé, le 20 avril 2019, à Kidal une étape cruciale avec les visites médicales des combattants concernés.
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Le déploiement du premier contingent de la Force Unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Hèrèmakono, dans la région de Sikasso, n’est pas un simple mouvement tactique.

Il s’agit d’un message géopolitique fort, adressé à tous les acteurs régionaux et internationaux qui nourrissent des ambitions sur le théâtre sahélien. En même temps, une réponse militaire souveraine de nos trois Armées.


Les Forces Unifiées de l’AES s’imposent désormais comme un rempart stratégique face aux ingérences algéro-françaises et aux réseaux armés transfrontaliers, affirmant une souveraineté militaire uniforme sans équivoque.

Face aux prétentions algéro-françaises, souvent enveloppées dans un discours diplomatique de paix inclusive, l’AES oppose ainsi une doctrine de souveraineté active, fondée sur l’action militaire conjointe, la solidarité stratégique et la reconquête territoriale.

Démantèlement des réseaux armés : une riposte coordonnée

Depuis le 15 novembre, les Forces Armées Maliennes (FAMa), appuyées par leurs homologues burkinabè et nigériennes, mènent une vaste opération de ratissage dans la région de Sikasso. De Donièna à Loulouni, les unités traquent sans relâche les groupuscules armés tactiques, souvent qualifiés de «banzaïs» pour leur mobilité et leur brutalité. Ces entités, selon plusieurs sources sécuritaires, bénéficieraient de appuis logistiques occultes, notamment en provenance de réseaux liés à des puissances étrangères, dont les services parallèles algériens et français sont régulièrement soupçonnés d’être les chevilles ouvrières.

Les frappes aériennes ciblées menées récemment par la Force unifiée de l’AES dans le nord et le sud du Mali, notamment à Tabankort et dans les forêts frontalières, ont permis de neutraliser plusieurs bases logistiques clandestines et de désorganiser des cellules terroristes transfrontalières.


AES vs diplomatie algérienne : deux visions irréconciliables

Alors que l’Algérie réaffirme son attachement à une résolution pacifique et inclusive de la crise malienne, les États de l’AES dénoncent une instrumentalisation du dialogue au profit de groupes armés qui refusent de déposer les armes. Le discours d’Alger, relayé par le ministre Ahmed Attaf, apparaît en décalage avec la réalité du terrain, où les attaques se multiplient et où les forces régulières doivent faire face à une guerre asymétrique.

Dans ce contexte, la position de l’AES est claire : la paix ne saurait être imposée de l’extérieur, encore moins dictée par des puissances dont les intérêts stratégiques divergent de ceux des peuples sahéliens. La force unifiée devient ainsi le bras armé de la souveraineté régionale, capable de sécuriser les corridors logistiques, de protéger les populations et de contrer les tentatives de déstabilisation orchestrées sous couvert de médiation.

Soutien russe et rupture avec les anciens schémas

La montée en puissance de l’AES s’inscrit également dans un rééquilibrage des alliances internationales. La Russie, par l’intermédiaire de son Africa Corps, a renforcé son soutien logistique et sécuritaire au Mali, notamment pour protéger les convois de carburant ciblés par les groupes armés affiliés au JNIM.


Cette coopération illustre une volonté partagée de rompre avec les dépendances anciennes et de bâtir une autonomie stratégique durable.

L’AES ne se contente plus de proclamer sa souveraineté : elle la matérialise sur le terrain, en affrontant frontalement les menaces hybrides et les ingérences étrangères. Le démantèlement progressif des réseaux armés dans les forêts maliennes, couplé à une coordination militaire inédite entre les trois États membres, redéfinit les équilibres de puissance au Sahel.

Khaly-Moustapha LEYE

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