PolitiqueDécès de l’ex Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga : Me Malick Coulibaly pleure le départ d’un magistrat ‘’exemplaire et irréprochable’’
Le 19 novembre dernier, la famille judiciaire du Mali a été affligée par la triste nouvelle du décès du magistrat à la retraite, l’ancien Procureur Général de la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga. Celui-ci même qui a fait preuve de professionnalisme et d’exemplarité durant sa carrière.
Pour l’ex Ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, dans son hommage, cet illustre disparu était techniquement et moralement irréprochable.
Le Mali a perdu un éminent magistrat la semaine dernière. Un haut magistrat qui fut plusieurs années Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako. Il s’agit de Idrissa Arizo Maïga, qui a tiré sa révérence le mercredi 19 novembre 2025 des suites d’une maladie. Un homme de droit hors pair, pieux et très professionnel pendant sa carrière, il a su laisser son empreinte partout où il a servi. Surtout en tant que Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako. Au-delà de la famille judiciaire, le grand public retient son sens de la bonne communication, surtout lorsqu’il s’agissait d’évoquer la nature et la portée des dossiers au rôle des Assises. Au sein de la Cour d’Appel, il est crédité de la renommée d’un grand artisan des reformes apportées au fonctionnement de cette Cour.
En considération de tout cela, l’annonce de son décès a jeté du froid dans le dos de plus d’un au sein de la famille judiciaire malienne. D’où un déluge d’hommages en sa mémoire sur les réseaux sociaux venant particulièrement de ses pairs et d’autres acteurs des domaines professionnels du Mali.
Pour l’ancien magistrat et Ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, l’homme était : « techniquement et moralement irréprochable ». Toujours sur sa page Facebook, il a soutenu que feu Idrissa Arizo a d’office acquis son estime par l’estime que lui portaient Daniel A. TIESSOUGUE (paix à son âme) et Mohamed Sidda DICKO. « Je me souviens que Daniel avait fait de la nomination de Arizo comme Avocat général, la condition sine qua non de sa propre nomination comme Procureur Général. L’histoire retiendra les merveilles accomplies par ce duo à la tête du Parquet Général près la Cour d’Appel de Bamako » a notifié Me Coulibaly.
Selon lui, le défunt les laisse orphelins de son courage, de son génie, de son intégrité, de son humilité ainsi que de son sens élevé de l’Etat et de l’honneur. « Lamartine avait raison : ‘’L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; il coule et nous passons’’» poétise le Ministre Coulibaly son amertume.
L’illustre disparu, Idrissa Arizo Maïga a été accompagné avec tous les honneurs en sa dernière demeure le jeudi 20 novembre par les membres de ses familles biologique et professionnelle, ses amis et connaissances. Mariam Sissoko