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Académie d’enseignement de Bamako rive droite: La gestion tourne à l’incurie
Publié le jeudi 27 novembre 2025  |  L’Informateur
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Nommée à la tête de l’académie d’enseignement de Bamako rive droite par un arrêté signé le 22 mars 2025, la Directrice Mme Aminata Kanté prouve à la communauté éducative qu’elle est plutôt syndicaliste
qu’administrateur chargé de gérer les affaires courantes et de redorer le blason de sa structure.

L’académie d’enseignement de Bamako rive droite traverse l’une des crises les plus lamentables de son histoire. Les décisions incongrues et inopportunes de la Directrice, Mme Aminata Kanté en sont les principales causes.

Cette situation interpelle les plus hautes autorités éducatives.

Elle était sensée poursuivre les nobles missions de ses prédécesseurs. Au lieu de s’inscrire dans cette dynamique, Mme Aminata Kanté gère le service en fonction de ses humeurs du jour en foulant au pied
toutes les procédures légales en la matière. N’est ce pas là un abus qui consiste à ponctionner des
personnes alors même qu’elle se montre incapable de leur assurer le minimum de condition qu’ils sont en droit d’attendre ?

Une situation qui n’est pas sans conséquences sur le fonctionnement du service.

Dysfonctionnements administratifs ? Mesures internes inédites de mutations arbitraires qui contrastent avec les termes de l’arrêté 34 58 / MATDRE-SG du 17 octobre 2017 déterminant les conditions et les modalités de mobilité et mise en congé de formation des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales. Dans sa logique de mettre ses hommes de main dans les différentes divisions, Mme Aminata Kanté procède à des nominations à large spectre, créant ainsi une atmosphère invivable pour les agents. Le flou demeure.

Au point de donner libre cours à mille et une suppositions. Au point surtout de nourrir les inquiétudes les plus vives et les plus légitimes chez les usagers.

Cette situation donne l’impression que la gestion au sein de l’académie d’enseignement de Bamako rive
droite tourne au cafouillage à l’incurie et à l’inefficacité. Alors que ce service est censé offrir un éventail
de prestations pour soulager les Maliens du fardeau de l’éducation inclusive et d’équité, c’est plutôt le
parcours du combattant qu’il propose aux usagers.

Entre lourdeurs administratives récurrentes, erreurs techniques à la chaîne, problèmes structurels sempiternels, cacophonies dans l’organisation ; l’académie d’enseignement de Bamako rive droite, depuis bientôt 8 mois, ressemble plus à un capharnaüm qu’à un dispositif dédié à la satisfaction des citoyens. De quoi donner à l’académie d’enseignement de Bamako rive droite un goût de plus en plus amer tellement il relève de la croix et de la bannière d’y accéder.

Clairement, avec les mésaventures interminables qui constituent son lot quotidien, l’académie d’enseignement de Bamako rive droite sert mal (et c’est un euphémisme).

La preuve : les lettres cousues d’incorrections se bousculent sur les réseaux sociaux sans que cela ne
préoccupe la première responsable du service.

Mieux, la relation entre l’académie d’enseignement de Bamako rive droite et les partenaires techniques et financiers est loin d’être reluisante.

Un cadre d’une organisation internationale qui œuvre dans le domaine de l’éducation sous le couvert
de l’anonymat tire la sonnette d’alarme. « Nous avons toujours entretenu de bonnes relations avec
l’académie d’enseignement de Bamako rive droite dans le respect strict de notre cahier de charge qui est la boussole de nos activités. Malheureusement quelques mois après sa nomination, il nous a adressé une correspondance nous demandant de clarifier notre démarche dans la mise en œuvre de nos activités.

Une situation qui nous semble normale s’il y avait un peu de courtoisie dans ses propos. Elle a tenu des
propos inamicaux qui cristal ise la collaboration. Or, entre-temps, alors même qu’elle est en faute et
qu’elle est en échec, nous avons tenu quand même à donner des éléments de réponses. A la lumière des actes qu’elles posent à chaque rencontre, nous avons la certitude qu’elle a un autre agenda caché différent de la mise en œuvre de la politique nationale de l’éducation au niveau déconcentré ».

A présent que les autorités de la Transition affichent un volontarisme marqué sur la refondation, il est
impérieux qu’elles insufflent un changement en profondeur dans le fonctionnement jusque-là brouillon et erratique de l’académie d’enseigne-ment de Bamako rive droite. Faire l’impasse sur cela, c’est nuire à l’éducation des milliers d’enfants autant qu’à la dignité des
Maliens.
Affaire à suivre !
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