Il est de coutume que les dons offerts gracieusement au Mali par des pays amis n’arrivent pas aux bénéficiaires. Ils prennent toujours une autre destination. Ils sont soit détournés ou facturés sur le dos du peuple malien. Nous avons en triste mémoire la sécheresse des années 1970. Les aides internationales, offertes pour soulager la population malienne, ont été détournées et vendues par les membres du Comité militaire de libération nationale (CMLN). L’argent a servi à construire les «Villas de la sécheresse». Dans les années 1990, le président nigérian, Sani Abacha, a acheté le silence du président Alpha Oumar Konaré en offrant une qualité importante d’essence au Mali. Du port de Dakar à Bamako, l’essence a miraculeusement disparu, mais l’argent a fini dans les poches des gens placés au plus sommet de l’État. Cette affaire a fait les choux gras de la presse en son temps.
Avec le don de quatre-vingt-deux (82) citernes d’hydrocarbures du Niger au Mali, le spectre de l’affaire Sani Abacha sous l’ère Konaré plane. Nous espérons que cette fois-ci au nom du Mali Koura, ce carburant sera mis à la disposition du peuple malien.
Y.S