Depuis le 2 juillet 2025, Mamadou Hawa Gassama, membre du CNT malien, se trouve derrière les barreaux à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA), en Côte d'Ivoire. Il lui est reproché des propos publics jugés offensants envers le président ivoirien, assortis d'accusations d' outrage », « incitation à la haine », voire tentative de déstabilisation des institutions
Mais, depuis son arrestation, le silence prédomine du côté malien silence des autorités, silence au sein du CNT, silence de sa famille.Ce mutisme pose question est ce un abandon tacite, un calcul politique, ou un signe d'indifférence
Pendant longtemps. Gassama a été considéré comme un acteur influent un conseiller proche des sphères de pouvoir, un député de la transition, un appui pour les autorités actuelles. Aujourd'hui, beaucoup craignent que cet engagement ne pèse plus face aux intérêts diplomatiques ou politiques. Plusieurs sources font état de rumeurs selon lesquelles il n'était pas en mission officielle au moment de son arrestation, mais qu'il se trouvait en Côte d'Ivoire pour des raisons personnelles un voyage privé, un déplacement familial. Ce contexte soulève une question embarrassante le Mali aurait-il tourné le dos à l'un de ses propres conseillers dès qu'il est tombé en difficulté ? Pourquoi ce silence? Entre peur, calcul et diplomatie
Plusieurs hypothèses circulent parmi les observateurs. Un calcul diplomatique dans un contexte de relations tendues entre le Mali et la Côte d'Ivoire après des épisodes sensibles, le silence pourrait être vu comme un moyen d'éviter une escalade. Une mise à l'écart politique, car Gassama, parfois perçu comme provocateur ou polémique, pourrait ne plus être considéré comme un allié précieux. Dans ce cas, le laisser croupir en prison serait une façon de s'en débarrasser discrètement.
Le fait même de ne pas réagir officiellement pourrait servir d'avertissement à d'autres membres du CNT ou de la classe politique un signal de prudence, voire de contrôle. Mais quelle que soit l'explication, le silence des autorités maliennes publiques ou institutionnelles heurte le principe de solidarité nationale, surtout quand il s'agit d'un père de famille, d'un élu de transition, d'un citoyen malien emprisonné à l'étranger.