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La Loi de Finances 2026 passe devant le CNT
Publié le lundi 15 decembre 2025  |  L’aube
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© Autre presse par DR
Conseil National de Transition : deux projets de loi relative au code pénal adoptés à l`unanimité
Le conseil national de Transition a tenu le 31 octobre 2024, dans la salle DjeliBaba SISSOKO du CICB, une séance plénière consacrée à l`examen des projets de loi portant Code pénal et Procédure de Code pénal. Cette séance a été présidée par le Président du CNT, le Général de Corps d’Armée, Malick Diaw.
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Quatre jours après avoir entériné le budget général, l’organe législatif de la transition a finalisé le tableau complet des finances publiques pour 2026.

Si le consensus politique a été total lors du vote, les chiffres traduisent des choix affirmés : des coupes franches dans certains secteurs clés contrastent avec des hausses spectaculaires ailleurs.


Le Conseil National de Transition (CNT) a adopté, le lundi 8 décembre, la seconde partie de la Loi de Finances 2026, détaillant les dotations budgétaires des institutions, ministères et organismes publics. Ce vote, réalisé à l’unanimité (125 pour, 0 contre, 0 abstention), révèle une nette réorientation des priorités financières de l’État, marquée par des arbitrages politiques tranchés.

Priorité à la Santé et à l’Administration territoriale

Parmi les principaux bénéficiaires de cette redistribution, le secteur de la Santé émerge comme la priorité absolue, enregistrant l’augmentation la plus substantielle :

Santé : l’enveloppe atteint 206,333 milliards FCFA, soit une hausse de plus de 61 milliards FCFA par rapport à l’année précédente. Cette progression traduit une volonté claire de renforcer le système de santé national.

Administration territoriale : le ministère dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga voit son budget bondir à 101,129 milliards FCFA (contre 80,155 milliards FCFA), soit une augmentation de plus de 21 milliards FCFA. Cette évolution soulève des interrogations sur les projets à venir en matière de gouvernance locale.

- Institutions : Les budgets de fonctionnement des institutions présidentielles (Présidence: 17,407 milliards FCFA) et législatives (CNT: 13,630 milliards FCFA) sont également en hausse.

Baisses drastiques : Défense, Jeunesse et Agriculture impactées

À l’inverse, plusieurs secteurs majeurs subissent des réductions budgétaires notables, certaines particulièrement symboliques.

Avec un budget 2026 estimé à 531 milliards FCFA, le secteur de la Défense est passé à une variation de 23 point par rapport à 2025 (554 milliards FCFA). Le secteur demeure toutefois le plus grand portefeuille, mais subit une coupe symbolique dans un contexte sécuritaire tendu.

Le Département de la Jeunesse et des Sports est passé d'un budget arrêté à - 111,145 milliards FCFA en 2025, à 45,307 milliards FCFA pour 2026. Une nette réduction de 65,8% qui est la plus brutale (plus de moitié),


Le secteur vital de l'Agriculture enregistre un budget estimé à:118,633 milliards FCFA et une baisse notable (non précisée) qui affecte la souveraineté alimentaire et l'économie.

La coupe la plus spectaculaire concerne le ministère de la Jeunesse et des Sports, dont l’allocation est divisée par plus de deux, passant de 111,145 à 45,307 milliards FCFA. Cette réduction de plus de 65 milliards FCFA pourrait susciter un vif débat publi, alors que des échéances sportives sont devant nous sans compter la poursuite des infrastructures et installations sportives à mener.

Le ministère de la Défense, bien qu’il conserve le budget le plus élevé (531,206 milliards FCFA), enregistre une baisse de près de 23 milliards FCFA par rapport à 2025 — un signal politique fort dans un environnement sécuritaire complexe.

L'absence des dépenses électorales

Un point notable de ce budget est l’absence remarquée d’une enveloppe dédiée aux dépenses électorales, un poste qui avait pourtant suscité de vifs débats en 2025. En parallèle, l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) voit son budget de fonctionnement augmenter à 6,193 milliards FCFA.

En définitive, le Mali aborde l’année 2026 avec une carte budgétaire profondément redessinée. Les arbitrages en faveur de la Santé, de l’Énergie et de l’Administration du Territoire traduisent une perception d’urgences plus pressantes que celles liées à la Défense, à l’Agriculture ou au soutien à la jeunesse. Si le CNT a validé ces choix à l’unanimité, le débat public, lui, ne fait que commencer.



M. SANOGO

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