Au sein des grins de Bamako, le sujet de l’approvisionnement en carburant alimente de vives discussions.
Plusieurs usagers dénoncent un déséquilibre manifeste entre la Rive gauche et la Rive droite de la capitale. Selon eux, la Rive droite bénéficierait d’un meilleur approvisionnement, avec davantage de stations-services opérationnelles, tandis que sur la Rive gauche, les files d’attente s’allongent quotidiennement.
Séparée par le fleuve Niger, Bamako présente une configuration urbaine contrastée : une Rive gauche constituée de quartiers anciens et densément peuplés, face à une Rive droite plus étendue et en pleine expansion. Cette forte concentration humaine sur la Rive gauche expliquerait, selon les usagers, l’épuisement rapide des stocks de carburant dans les stations de cette zone.
Des témoignages font état de nombreux habitants contraints de traverser la Rive droite pour s’approvisionner en essence, accentuant ainsi les désagréments et les pertes de temps. Une situation jugée préoccupante par les membres du grin, qui appellent les autorités compétentes à revoir les mécanismes de répartition du carburant.
Ils plaident pour une adaptation de l’approvisionnement en fonction de la densité de population de chaque rive, estimant qu’une distribution plus équitable contribuerait à réduire la tension, la panique et le désordre observés autour des stations-service.