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Tombouctou 2025 : Bougouni remporte la manche
Publié le mardi 6 janvier 2026  |  Mali Tribune
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© aBamako.com par A S
La cérémonie de clôture de la biennale artistique et culturelle 2017
Le palais de la culture a abrité le Dimanche 31 Décembre 2017, la cérémonie de clôture de la biennale artistique et culturelle 2017
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Après dix jours de compétitions intenses, le jury de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 a proclamé ce dimanche 28 décembre 2025 les résultats tant attendus.

Composé de neuf membres et présidé par le Dr. Fodé Moussa Sidibé, le jury a rendu son verdict après avoir examiné les performances et formulé des recommandations et motions spéciales.

Lors de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, plusieurs talents ont été distingués pour leurs performances remarquables. Fatoumoutou Mossa, de la troupe de Taoudéni, a été consacrée meilleure actrice, confirmant son talent et sa maîtrise de la scène. Dans la catégorie masculine, le prix de meilleur acteur est revenu à Mory Diawara, pour son rôle marquant dans la pièce de théâtre de Kayes.

Le prix du meilleur instrumentiste en ensemble instrumental a été attribué au violoniste de Tombouctou, Tinal Baraka Haïdara, dont la virtuosité a séduit le jury.

La distinction de meilleure chanteuse d’orchestre a honoré Fatouma Bocar, chanteuse principale de Gao, pour sa voix puissante et expressive.

Son pendant masculin, le prix de meilleur chanteur d’orchestre, a été remporté par Pakouémé François Keita, chanteur principal de Koulikoro. Dans les catégories instrumentales, Mamadou dit Kalilou Sidibé, batteur de Nara, a été sacré meilleur percussionniste ; Lamine Diabaté, claviériste de Bamako, a reçu le prix du meilleur instrumentiste au clavier ; et Zana Ernest Keita, guitariste solo de Koulikoro, celui du meilleur instrumentiste à cordes.

La danse traditionnelle a également été mise à l’honneur : Bintou Sidibé, de la troupe de Bougouni, a été élue meilleure danseuse, tandis que Moctar Cissé, danseur étoile de Nioro, a remporté le prix du meilleur danseur.

Enfin, le prix du plus jeune instrumentiste a été décerné à Aminata Koné, de la troupe de Nara, symbole de la relève artistique malienne. Les compétitions de la Biennale ont donné lieu à des affrontements artistiques serrés, révélant la richesse et la diversité des talents venus de toutes les régions du Mali.

La discipline théâtrale a été dominée par Kayes, qui s’est hissée au premier rang avec 24,00 points. Dioïla suit de près avec 23,00 points, tandis que Mopti complète le podium avec 22,00 points. Dans la catégorie des orchestres modernes, Koulikoro s’est imposée avec 24,00 points, confirmant sa maîtrise musicale. Bougouni s’est classée deuxième avec 23,00 points, et Tombouctou, région hôte, a pris la troisième place avec 22,00 points.

La tradition instrumentale a mis en lumière Tombouctou, qui a décroché la première place avec 22,00 points. Dioïla s’est positionnée au deuxième rang avec 21,00 points, suivie de Bougouni avec 20,00 points. La danse traditionnelle a consacré Bougouni, première avec 17,00 points, devant San (16,00 points) et Nioro (15,00 points).

Enfin, dans la catégorie du chant solo, Koulikoro s’est distinguée en remportant la première place avec 16,00 points. Tombouctou a pris la deuxième position avec 15,00 points, et Kayes s’est classée troisième avec 14,00 points.

Au terme des différentes compétitions, le verdict final est tombé. Le classement général consacre Bougouni comme grand vainqueur de cette édition de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025.

1er rang : Bougouni – 92,00 / 125 points, 2e rang : Dioïla – 90,00 / 125 points et 3e rang : Tombouctou – 85,00 / 125 points.

Ce palmarès illustre la vitalité et la diversité des expressions artistiques régionales. Bougouni, grâce à ses performances remarquées dans plusieurs disciplines, s’impose comme la grande révélation de cette édition. Dioïla, avec un score très proche, confirme son dynamisme culturel, tandis que Tombouctou, ville hôte, se distingue par une organisation exemplaire et une participation de haut niveau.

Un Prix spécial du Président de la Transition, doté d’un million de francs CFA, a été attribué à l’orchestre de Kidal, en reconnaissance de son mérite artistique.

La victoire de Bougouni illustre la vitalité culturelle des régions du Mali et confirme la Biennale comme un espace de compétition, de fraternité et de rayonnement artistique. Tombouctou, en tant que ville hôte, a su offrir un cadre exceptionnel à cette édition, marquée par la diversité des talents et l’unité nationale.

Ousmane Mahamane

(Envoyé spécial à Tombouctou)



Biennale artistique et culturelle

Rendez-vous fixé à Bougouni en 2027



Ce dimanche 28 décembre 2025, le Premier ministre de Transition, général de division Abdoulaye Maïga, a officiellement clôturé les festivités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. Organisée pour la première fois au Nord du Mali depuis 1963, cette édition a marqué un tournant majeur dans l’histoire culturelle du pays.




Sous une température clémente de 26°C et un dispositif sécuritaire inédit, les habitants de Tombouctou ont convergé dès midi vers le stade municipal Baba Alkaïrou pour assister à la cérémonie de clôture. L’événement a rassemblé une foule enthousiaste, témoin de la renaissance culturelle de la Cité des 333 Saints.

Durant dix jours, Tombouctou s’est transformée en un véritable carrefour de cultures, de création et de rencontres. Concerts et soirées musicales ont rythmé les nuits de la ville. Le Village de la Biennale a offert un espace de convivialité et d’échanges. Des initiatives innovantes comme Timbuktu Safari et les randonnées culturelles ont permis de redécouvrir la ville autrement : ouverte, accueillante et vivante. Le Forum mondial des civilisations, organisé en marge de la Biennale, a hissé Tombouctou au rang d’espace international de dialogue et de réflexion sur les enjeux contemporains de paix et de prospérité partagée.

Dans son allocution de clôture, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a salué une mobilisation exceptionnelle : "L’organisation de la Biennale 2025 était un défi majeur. Aujourd’hui, nous pouvons l’affirmer avec fierté : le défi a été relevé. Grâce à la mobilisation historique des Maliens, en particulier des populations de Tombouctou, cette édition restera comme l’une des plus belles de l’histoire de la Biennale".

Il a insisté sur le caractère résilient, innovant et fédérateur de cette édition, concluant par un message fort.

"Tombouctou is back. Non pas comme un slogan, mais comme une réalité vécue, assumée et partagée", a-t-il lancé. De son côté, le Premier ministre Abdoulaye Maïga dans discours de clôturé a rappelé la portée nationale de l’événement.

"La Biennale nous prouve, encore une fois, que chaque fois que les Maliens décident de s’unir, ils peuvent accomplir de grandes choses. De cette connaissance mutuelle naissent la cohésion sociale, l’entente, le vivre-ensemble et la paix durable", a souligné le chef de l’administration malienne.

La clôture de Tombouctou 2025 ne marque pas une fin, mais l’ouverture d’un cycle. Le Premier ministre a annoncé les prochaines étapes. En 2027, Bougouni accueillera la prochaine édition. En 2029, Koulikoro prendra le relais. En 2031, Gao sera l’hôte de la Biennale. Ces annonces traduisent la volonté des autorités de faire de la Biennale un instrument de cohésion nationale et de rayonnement culturel, en impliquant successivement différentes régions du pays.

Pour les Tombouciens, la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 restera gravée comme un moment de renaissance et de fierté nationale. Selon eux, elle a démontré que la culture est un vecteur puissant d’unité et de paix.

En attendant Bougouni 2027, Les observateurs affirment que Tombouctou aura laissé une empreinte indélébile dans l’histoire contemporaine du Mali : celle d’une ville qui a su redevenir le cœur battant de la culture africaine et mondiale.

Ousmane Mahamane

(Envoyé spécial à Tombouctou)



TOMBOUCTOU 2025

Une semaine bien rythmée

La Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 poursuit sa deuxième semaine avec une programmation riche et variée. Du 24 au 26 décembre, les orchestres et troupes régionales venus de tout le Mali ont enflammé la scène par des prestations musicales, théâtrales et chorégraphiques. Entre messages de paix, cohésion sociale et valorisation du patrimoine immatériel, Tombouctou s’est affirmée comme le carrefour des cultures et des traditions, offrant au public un spectacle vibrant et porteur d’espérance.


La deuxième semaine s’est ouverte le mercredi 24 décembre avec les orchestres régionaux de Nara et de Koulikoro. L’orchestre de Nara a donné le ton avec sept pièces musicales, marquant une prestation énergique et applaudie. Il a été suivi par l’orchestre de Koulikoro, qui a également présenté sept morceaux, confirmant la vitalité musicale de la région. Dans la soirée, les troupes régionales de Dioïla et de Mopti ont pris le relais. Dioïla a proposé quatre numéros : un ensemble instrumental intitulé Mali Kura avance, une pièce de théâtre la patrie avant tout, un solo de chant la croyance et une danse traditionnelle initiation à la danse traditionnelle korè. La troupe de Mopti a présenté quatre créations artistiques qui ont marqué la soirée : l’ensemble instrumental donner la main pour avancer, la pièce de théâtre au nom de la mission, le solo de chant retour aux sources et la danse traditionnelle la tradition.

La journée du jeudi 25 décembre a été placée sous le signe de la diversité musicale et culturelle. Les orchestres régionaux de San et de Sikasso ont ouvert la scène avec chacun sept morceaux, mêlant rythmes traditionnels et créations modernes, témoignant de la vitalité artistique de leurs régions. Au stade municipal Baba Alkaïrou de Tombouctou, la troupe de Nioro du Sahel a captivé le public en présentant quatre numéros : l’ensemble instrumental Armée et AES, la pièce de théâtre le silence des morts, le solo de chant Mali Mussow et la danse traditionnelle la danse des talibés. La soirée s’est poursuivie avec la troupe régionale de Gao, qui a également présenté quatre créations : l’ensemble instrumental à chacun d’apporter sa pièce pour la construction du Mali, la pièce de théâtre la voie du fleuve, le solo de chant va vérité, clé de la souveraineté et la danse traditionnelle Bani banda irgo.

Le vendredi 26 décembre, l’orchestre du district de Bamako a ouvert le bal avec sept morceaux, dont les titres phares Bamako la paix, donnons-nous la main et Ben Baliya. Bandiagara a ensuite présenté sept morceaux centrés sur les thèmes de la paix et du vivre-ensemble, suivi par la troupe régionale de Douentzan qui a également offert sept morceaux dans la même dynamique.

Dans la soirée, au stade municipal Baba Alkaïkou de Tombouctou, la région hôte est montée sur scène avec quatre numéros : l’ensemble instrumental la sauvegarde du patrimoine immatériel de Tombouctou, la pièce de théâtre la cohésion et le maillage culturel, le solo de chant l’unité autour de l’AES et la danse traditionnelle les oiseaux ont été chassés.

Enfin, la région sœur de Taoudénit a clôturé la soirée avec quatre prestations : l’ensemble instrumental la paix et la cohésion sociale, la pièce de théâtre le vivre-ensemble, le solo de chant AES et la danse traditionnelle l’accueil de l’azalaï.

Ces trois journées de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 ont illustré la diversité et la richesse des expressions régionales. Entre orchestres et troupes, chaque prestation a porté un message de paix, de cohésion sociale et de souveraineté culturelle. Tombouctou, en tant que région hôte, s’est affirmée comme un carrefour de traditions et de modernité, confirmant son rôle de capitale culturelle et spirituelle du Mali.

Ousmane Mahamane

(Envoyé spécial à Tombouctou)



TOMBOUCTOU

"Dialogue, paix et prospérité partagée"

En marge du premier Forum mondial des civilisations, organisé du 19 au 20 décembre à Tombouctou dans le cadre de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, une conférence-débat s’est tenue le vendredi 26 décembre 2025. Elle a été animée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, et la ministre de l’Entreprenariat national, Oumou Sall Seck, autour du thème : "Dialogue, paix et prospérité partagée".




La ministre a appelé à une appropriation de la Charte pour la paix, afin de consolider la paix et la cohésion sociale, conditions essentielles pour un Mali prospère et solidaire. Elle a rappelé que le Mali est un bien commun confié par les ancêtres, et que sa préservation est une responsabilité collective.

"Aucun pays ne peut se reconstruire en abandonnant une partie de son peuple. Aucune paix ne sera durable tant que des familles vivent loin de leurs terres, tant que des mères attendent le retour de leurs enfants, tant que des jeunes n’ont pour horizon que l’exil ou la violence", a rappelé Mme Seck.

S’adressant non seulement à l’auditoire présent mais également à l’ensemble de la Nation en particulier aux populations déplacées, réfugiées, exilées et à tous les fils et filles du Mali éloignés de leurs foyers par la crise la ministre Oumou Sall Seck a insisté sur le fait que la Biennale, à l’instar d’initiatives culturelles récentes telles que le festival Lassalterey, traduit la voix d’un Mali uni qui appelle ses enfants à revenir, à se réconcilier et à bâtir ensemble l’avenir. Elle a également rappelé la valeur du travail comme objectif principal, affirmant que Tombouctou représente un déclic dans ce processus de reconstruction et de mobilisation nationale.

Le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a souligné que le thème choisi reflète ce que Tombouctou a représenté pour le monde : un carrefour de savoirs, de civilisations et de dialogue. À travers la Biennale, il a affirmé la volonté du Mali de dialoguer avec le monde, en mettant en avant la richesse culturelle et historique de Tombouctou comme symbole universel de paix et de rencontre des peuples.

Cette conférence-débat a renforcé l’esprit du Forum mondial des civilisations et de la Biennale Tombouctou 2025. Les interventions des ministres ont mis en lumière la nécessité de conjuguer culture, paix et travail pour bâtir un Mali solidaire et prospère. Tombouctou, cité emblématique, apparaît ainsi comme un point de départ et un symbole universel pour un dialogue ouvert avec le monde et une prospérité partagée.

Ousmane Mahamane

(Envoyé spécial à Tombouctou)

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