Représentants des médias maliens, Amis du Venezuela présents à cette conférence de presse,
Je m'adresse à vous en qualité d'Ambassadeur, représentant auprès de la République du Mali du Président constitutionnel et légitime de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, afin de dénoncer un événement extrêmement grave qui dépasse les frontières du Venezuela et interpelle directement la conscience des peuples du monde.
Le samedi 3 janvier, aux premières heures du matin, l'administration actuelle des États-Unis a perpétré une agression militaire non provoquée, lâche et criminelle au cours de laquelle des civils et des militaires vénézuéliens ont été assassinés et le Président constitutionnel et légitime de la République bolivarienne du Venezuela a été enlevé. Il ne s'agit ni d'un accident, ni d'un incident isolé. C'est une opération cruellement planifiée et exécutée au mépris total du droit international.
Le droit international humanitaire a été violé par des attaques perpétrées contre des civils non impliqués dans les hostilités, contrevenant aux principes de distinction, de proportionnalité et de nécessité militaire. Les droits fondamentaux de la personne ont été bafoués, notamment le droit à la vie et le droit à l'intégrité physique. L'immunité personnelle d'un chef d'État en exercice a été violée, ce qui constitue une atteinte à la souveraineté d'un peuple.
Il s'agissait d'une menace dont notre gouvernement avait averti la communauté internationale, la mettant en garde contre une dangereuse escalade militaire dans les Caraïbes, qui avait déjà coûté la vie à plus de quatre-vingts personnes de différentes nationalités naviguant dans ces eaux, une mer multinationale. Cette agression avait été annoncée et dénoncée à l'avance.
Depuis des années, on attaque le Venezuela en invoquant de faux arguments tels que la démocratie, les droits de l'homme et le droit international. Les faits prouvent le contraire. Quiconque bombarde et assassine des civils, quiconque enlève un président légitime, ne défend pas les droits de l'homme. Quiconque viole la Charte des Nations Unies ne défend pas l'ordre international. Quiconque méprise la souveraineté d'un pays ne croit pas en la démocratie.
Ils l'ont clairement fait savoir, et ne peuvent plus le dissimuler: ils ne s'intéressent qu'aux ressources naturelles que la Providence a placées sous le sol de la patrie bolivarienne. C'est le pétrole, la terre, l'eau appartenant à la terre de Bolívar qu'ils veulent accaparer, comme nous le dénonçons depuis vingt-cinq ans, depuis que le Commandant Hugo Chávez est devenu le leader de la Révolution bolivarienne, luttant pour la souveraineté, l'intégrité et l'indépendance du peuple vénézuélien.
Le masque est tombé. Il ne s'agit pas d'une attaque contre le Venezuela; il s'agit d'une attaque contre tout peuple qui revendique sa souveraineté et son indépendance, comme le font aujourd'hui les peuples des pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES). Tous les peuples du monde, tous les gouvernements souverains, doivent se mobiliser, car rester silencieux face à cette agression équivaut à l'approuver.
Le Venezuela est prêt à assumer la responsabilité historique de ce combat. Depuis des années, nous défendons notre souveraineté contre l'agression, les tentatives de coup d'État, les incursions de mercenaires, le sabotage et plus d'un millier de mesures coercitives unilatérales imposées à notre pays.
Le Venezuela est la terre de Bolívar, le Libérateur, et d'Antonio José de Sucre, le Grand Maréchal d'Ayacucho. C'est la terre de la seule armée qui a franchi ses frontières non pour dominer, mais pour libérer. Notre peuple a versé son sang pour garantir la liberté de plusieurs républiques sur le continent américain. Nous sommes le peuple qui a résisté, au début du XIXe siècle, au seul blocus naval imposé à un pays d'Amérique latine par des puissances impérialistes. Nous sommes un pays imprégné du sang de libérateurs, et nous ne serons pas brisés malgré la lâche attaque militaire des États-Unis.
Aujourd'hui, notre peuple descend dans la rue pour défendre sa patrie. Sa Constitution et ses institutions fonctionnent pleinement, et Nicolás Maduro Moros demeure notre président constitutionnel et légitime, exerçant pleinement son mandat, bien qu'il soit prisonnier de guerre des États-Unis, enlevé par une action militaire lâche et ignoble.
Nous n'accepterons ni humiliation ni imposition. Nous avons toujours été disposés à partager nos richesses avec les pays du monde, y compris les États-Unis, par la coopération et le respect mutuel, sur la base d'une relation juste et mutuellement avantageuse. Nous sommes un peuple uni par une solide fusion populaire, militaire et policière, garantie de stabilité intérieure.
Simón Bolívar nous a avertis: « Les États-Unis semblent voués par la Providence à plonger toute l'Amérique dans la misère au nom de la Liberté. » Le Venezuela lutte pour la paix dans le monde, mais nous sommes prêts à défendre notre dignité, notre souveraineté et l'avenir de notre nation.
Nous exigeons la libération immédiate de notre président constitutionnel, Nicolás Maduro Moros, et de la Première dame Cilia Flores, le retrait immédiat de la flotte de guerre américaine des Caraïbes et la cessation de toutes les opérations militaires américaines contre le Venezuela.
Nous restons ferme, nous restons unis !
La Patrie continue ! Indépendance et Patrie socialiste ! .. Nous vivront et nous triompherons !