Les routes effondrées, l’eau potable n’arrivait plus là où elle parvenait. Chez Mobutu, un enfant sur trois mourrait avant l’âge de 5 ans. «Ma fortune, disait-il depuis 1960, je n’ai même pas changé de chambre à coucher», affirmait-il en 1982 dans une interview à Jeune Afrique, pour se défendre d’appartenir au club très fermé des hommes les plus riches du monde. Une fortune personnelle que des parlementaires américains évaluent à plusieurs milliards de dollars.
Selon les estimations les plus faibles, elle atteint 2,5 milliards de dollars, dont des millions proviennent comme chacun sait du budget de l’État.
Mobutu ne cessait de dire à qui voulait l’entendre qu’il préparait l’avenir de ses enfants. Après sa mort, l’argent mal acquis est parti en fumée.