Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Le Mali est pauvre: ses fonctionnaires sont parmi les grands propriétaires d’immeubles en Afrique de l’Ouest
Publié le lundi 12 janvier 2026  |  L’Inter de Bamako
Le
© aBamako.com par Androuicha
Le DNAUH en visite de contrôle sur un chantier de construction à usage commercial
Bamako, le 25 janvier 2019. Le Directeur National Adjoint de l`Urbanisme et de l`Habitat (DNAUH), accompagné de la brigade de contrôle des constructions, s`est rendu de manière inopinée sur un chantier sis à l`ACI 2000 en vue de vérifier si les normes requises sont toutes respectées sur les lieux.
Comment



À quoi sert l’argent détourné par les fonctionnaires et militaires véreux ? À construire des immeubles, à placer leur avoir dans des banques à l’étranger ou à devenir actionnaires dans des sociétés et banques. Qui sont les propriétaires ? Des grands commis de l’État. Que vont-ils faire avec ? Assurer l’avenir de leur progéniture ? Tous ceux qui ont détourné les fonds publics; leurs enfants sont presque tous des ratés. Ces fonctionnaires véreux ont bloqué les développements personnels de plusieurs générations de jeunes.
Notre pays a un budget programme déficitaire depuis plus de cinquante ans. Notre pays fait partie des Pays pauvres très endettés (PPTTE). Le Fonds monétaire international (FMI) estime que les pays en voie de développement ont placé à l’étranger comptes en banque plusieurs milliards de dollars. La fuite des capitaux proprement dits, qui comprend les grosses tirelires des anciens dirigeants.
Paradoxalement et de façon inquiétante, cette évasion affecte surtout notre pays est affecté par cette évasion alors qu’on a du mal à rembourser notre dette. Les économistes ont joliment surnommé ces régimes des «kleptocraties». Une fuite d’argent catastrophique, dénoncée récemment par des Organisations Non-gouvernementales (ONG).
À quoi bon verser des aides considérables aux pays démunis si une grande partie de ces sommes sont détournées ?

En matière de malversations financières et de détournement de deniers publics: le fonctionnaire malien n’a pas bonne presse
Lorsqu’on lit et relit les rapports des services de répression ou de lutte contre la corruption et les malversations financières, le constat est amer. La corruption et ses conséquences freinent le développement au Mali: la Cellule d'appui aux structures de contrôle de l'Administration (CASCA) a signalé dans son rapport 2005-2006 que quarante-huit (48) dossiers sur les cent soixante-seize (176) qu’elle a examinés, méritaient d’etre soumis à la justice.
Ensuite, le procureur de la Cour Suprême déclare sur les antennes: durant la période 2020 et 2023, 80 milliards de FCFA ont été détournés des caisses de l’État.
Les Maliens qui se sont battus pour l’avènement de la démocratie n’aspiraient pas seulement à la liberté, ils aspiraient aussi à une amélioration de leurs conditions de vie.

La racine du mal malien: le détournement de l’argent public: Comment s’opère-t-il ?
La première est l’attribution des marchés publics (le gré à gré). La deuxième source de revenus; les grands contrats, souvent surfacturés. La troisième source le détournement d’une partie de l’aide étrangère. Une pratique qui déclenche la colère du Fonds monétaire international (FMI).
La vie économique de notre pays est ponctuée de gigantesques escroqueries sur lesquelles la lumière est rarement faite. Chaque fois que les limiers remontent les filières conduisant aux vrais coupables des ordres ou des pressions retiennent leur curiosité. Ou tout simplement on les fait sortir clandestins hors du pays.
Le nombre d’entreprises parti en faillite font que des plus fortunés. Le procédé est simple: on liquide l’entreprise, on fait fuir le Président directeur général (PDG) ou le directeur général. Dans un tel système de régime, les scandales sont permanents.


Commentaires