La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a réagi suite à la capture et exfiltration du Président de la République bolivarienne de Venezuela, Nicolàs Maduro et son épouse, le 3 janvier dernier par le Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump.
Ainsi, le Président en exercice de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, dans un communiqué a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU, assurant la responsabilité principale de la paix et de la sécurité internationale à condamner clairement cette action militaire ainsi qu’en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale.
Le monde fut choqué par cette annonce faite par le Président américain Donald Trump. Il s’agit de l’arrestation, par les Forces américaines, du Président Vénézuélien Nicolàs Maduro et son épouse sur son territoire le samedi 3 janvier 2026 pour trafic de drogue. Avant de les exfiltrés vers les Etats-Unis pour le juger.
En effet, cette situation n’a laissé indifférente la Confédération AES. A travers son Président, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’organisation a exprimé sa désapprobation à travers un communiqué, publié le jeudi 8 janvier dernier. Dans lequel communiqué, elle a fait part de sa vive préoccupation sur le sujet. « La Confédération des Etats du Sahel (AES) a suivi, avec une vive préoccupation, les informations relatives à une opération militaire menée par les Etats-Unis d’Amérique sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela qui a abouti à l’enlèvement illégal du Président vénézuélien Nicolàs Maduro et son épouse » a déclaré la note.
Dans le même ordre d’idées, la Confédération a rappelé que l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat est une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et constitue un acte d’agression. La Confédération AES attachée à la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance, dit le communiqué, condamne fermement cet acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations Unies.
Toujours dans ce communiqué, l’AES a dénoncé le recours unilatéral à la force, regrette profondément cette violation du droit international, de surcroit par un membre permanent du Conseil de sécurité et constate la fragilisation continue de l’ordre international avec des conséquences néfastes pour la stabilité mondiale.
En conséquence, elle a interpellé le Conseil de sécurité qui assure la responsabilité principale de la paix et de la sécurité internationales, afin qu’il assume pleinement sa mission au regard de la Charte, pour condamner clairement cette action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. La Confédération a réaffirmé son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect, l’égalité souveraine des Etats et le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, avant d’exprimer sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cet acte d’agression.
Aux dernières nouvelles, le Président Maduro et son épouse auraient été amenés à New York pour être jugés pour des accusations liées au trafic de drogue.