Pendant que les usagers de l’essence jubilent, ceux du gasoil continuent de trimer et de démentir la victoire annoncée sur la crise du carburant dans son ensemble.
Pour se procurer l’hydrocarbure la plus consommée au Mali, c’est encore la croix et la bannière voire une chasse pénible aux rares stations-service encore dotées du précieux sésame, après que les centrales d’EDM et les unités industrielles ont absorbé l’essentiel des cargaisons. En cause, expliquent nos sources, une équation à laquelle la structure de gestion de la crise tarde à trouver une solution immédiate. Il s’agit de la transposition des commandes d’un corridor à un autre. Il se trouve, en clair, que le traditionnel créneau sénégalais du gasoil n’est plus adapté aux enjeux sécuritaires qui entourent l’acheminement des convois vers Bamako. En plus de l’état de la route, la longueur des tronçons se prêtent moins aux escortes anti-jihadistes que le trajet ivoirien qui vient de montrer ses preuves avec l’arrivée de l’essence, quoiqu’avec des pertes inestimables. Sauf que la migration devrait prendre le temps nécessaire à la Société Ivoirienne de Raffinage d’adapter ses installations aux excédents de demandes d’hydrocarbures en provenance du Mali.