Les membres du grin se disent préoccupés par le silence de la Russie et de la Chine face aux agressions subies par leurs alliés. Selon eux, un partenariat ne peut être crédible s’il ne garantit pas la sécurité et la défense mutuelle des États qui y adhèrent.
Ils constatent que les États-Unis s’en prennent régulièrement aux alliés de la Russie et de la Chine, sans que ces deux puissances n’apportent de réponse forte. Pourtant, Washington n’hésite jamais à défendre avec acharnement ses propres alliés comme Israël, Taïwan, le Japon, entre autres.
Au sein du grin, il est largement admis que la Russie et la Chine n’en font pas assez pour protéger leurs partenaires. Les membres évoquent des cas emblématiques : la chute et l’assassinat de Kadhafi en Libye, les attaques contre l’Iran ou encore l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro. Autant d’événements suivis uniquement de simples condamnations.
Ils estiment donc que Moscou et Pékin doivent revoir leur politique de coopération dans le contexte actuel et assumer pleinement leur rôle en défendant leurs alliés contre toute agression.
Tout en réaffirmant l’engagement fort des pays de l’AES aux côtés de la Russie et de la Chine, les membres du grin appellent ces deux puissances à protéger l’AES, aujourd’hui dans le collimateur de nombreux pays occidentaux. « L’AES a pris des risques pour vous ; à vous maintenant de prouver que cette confiance n’est pas vaine », concluent-ils.