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Art et Culture

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Une véritable retombée pour l’économie locale
Publié le mercredi 14 janvier 2026  |  Mali Tribune
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Au-delà de son aspect culturel et artistique, la Biennale de Tombouctou 2025 s’est révélée être un véritable moteur économique pour la ville. Pendant deux semaines, du 18 au 28 décembre, la cité des 333 Saints a connu une effervescence sans précédent, transformant l’événement en une opportunité de dynamisation locale.

Les marchés de Tombouctou ont été pris d’assaut par les visiteurs venus de divers horizons. Les étals ont refusé du monde, et les commerçants ont vu leurs ventes grimper en flèche. Les produits artisanaux bijoux, tissus traditionnels, objets sculptés et couvertures de lit se sont écoulés comme des petits pains, témoignant de l’attrait des festivaliers pour l’authenticité locale.

Les restaurants et les petites boutiques situés à proximité des sites de la Biennale ont également profité de cette affluence. Les menus locaux, les plats traditionnels et les boissons rafraîchissantes ont trouvé preneurs auprès d’un public avide de découvertes culinaires. Pour beaucoup de restaurateurs, ces deux semaines ont représenté une hausse significative du chiffre d’affaires, parfois comparable à plusieurs mois d’activité régulière.

Les artisans de Tombouctou ont été parmi les grands bénéficiaires de cette dynamique. Leurs créations, souvent réalisées à la main et porteuses d’une forte identité culturelle, ont séduit les visiteurs. Cette demande accrue a non seulement permis d’écouler les stocks, mais aussi de renforcer la visibilité de l’artisanat local sur la scène nationale et internationale.

Les chauffeurs de taxi et les transporteurs n’ont pas été en reste. Avec des déplacements constants entre les sites de la Biennale, les hôtels et les marchés, leur activité a connu une augmentation notable. Pour certains, ces journées intenses ont représenté une véritable manne financière.

Par ailleurs, les guides touristiques ont repris du service, profitant de l’arrivée d’un grand nombre de visiteurs étrangers estimés à plus de deux cents. Leur présence a redonné vie à un secteur longtemps en sommeil, permettant aux guides de renouer avec leur métier et de mettre en valeur le patrimoine historique et culturel de Tombouctou.

En somme, la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou n’a pas seulement été un rendez-vous de célébration des arts et des traditions. Elle a aussi constitué une bouffée d’oxygène pour l’économie locale, offrant aux commerçants, restaurateurs, artisans, transporteurs et guides touristiques une occasion unique de prospérer.

Ousmane Mahamane
(De retour de la Cité des 333 Saints)

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TOMBOUCTOU
Une Biennale artistique sous haute sécurité


Du 18 au 28 décembre 2025, la Cité des 333 Saints a vibré au rythme de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. Cet événement majeur, symbole de la richesse patrimoniale et créative du Mali, s’est déroulé dans un contexte particulier : une édition placée sous le signe d’une sécurité maximale.

Face aux menaces persistantes dans la région, Tombouctou a été littéralement quadrillée par des dispositifs sécuritaires impressionnants. Les deux principaux sites de la Biennale la salle Ali Farka Touré, dédiée aux orchestres, et le stade municipal Baba Alkaïrou, réservé aux troupes ont été transformés en véritables forteresses terrestres.


Des chiens cynophiles de la gendarmerie régionale inspectaient minutieusement les lieux. Les spectateurs étaient soumis à des fouilles corporelles systématiques à l’entrée. Des snipers postés sur les toits surveillaient les alentours. Les véhicules étaient fouillés de fond en comble avant d’accéder aux zones sensibles. Jour et nuit, des patrouilles militaires sillonnaient la ville, renforçant la présence visible des forces de défense et sécurité.

Au sol, la vigilance était totale, mais le ciel de Tombouctou n’était pas en reste. L’armée de l’air assurait une couverture constante grâce à des hélicoptères en vol stationnaire. Des drones parcouraient l’espace aérien, offrant une vision panoramique et en temps réel de la cité. Cette combinaison de moyens terrestres et aériens a permis de créer une véritable bulle sécuritaire autour de l’événement.

Hors micro, le commandant de zone de l’aéroport de Tombouctou a confié que cette Biennale représentait bien plus qu’un rendez-vous culturel. Selon lui, elle a constitué un atout stratégique pour tester l’efficacité du dispositif sécuritaire mis en place dans la région. L’événement a ainsi servi de laboratoire grandeur nature pour évaluer la coordination entre les différentes forces engagées.

Beaucoup de Tombouctiens ont salué la présence massive des forces de sécurité, estimant que cela leur permettait de profiter des festivités avec plus de sérénité. Pour certains, voir la ville quadrillée était rassurant, car cela montrait que l’État prenait au sérieux la menace.

"La tenue de l’événement, malgré le contexte, est une preuve de résilience et de la volonté de préserver la culture", affirme Fatouma Tandina, habitante de Tombouctou.

Malgré ce climat de vigilance extrême, la Biennale a rempli sa mission première : offrir un espace de rencontre et de célébration des arts. Les orchestres, les troupes théâtrales et les artistes venus de divers horizons ont fait vibrer Tombouctou, rappelant que la culture demeure un vecteur de résilience et de cohésion sociale.

Ousmane Mahamane
(De retour de Tombouctou)

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