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Après 30 ans de politiques obscurantistes des dirigeants: Le Mali toujours à la traîne
Publié le samedi 17 janvier 2026  |  L’Inter de Bamako
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Le Mali ne peut pas être géré avec ruse et compromission. La situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Le clientélisme politico-ethnique, facilité par le fanatisme et la corruption, fait que l’intérêt national de la nation et l’avenir du Mali ne préoccupent personne. Comment s’en prendre aux cadres véreux, aux politiciens affairistes et opportunistes, si le comportement de certains présidents du Mali, leur gestion du pouvoir sont de nature à favoriser le népotisme, l’impunité et la corruption ?

Les faits
Certains actes posés pendant la gestion du président Alpha Oumar Konaré ont défrayé la chronique. Nous n’en citerons que trois. Sur le plan économique, le président Konaré a poursuivi la politique de libéralisation économique lancée par l’ancien président, Moussa Traoré, sous le contrôle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui s’est traduite par un bradage de la plupart des entreprises et sociétés d’État du Mali, ainsi que par la perte du contrôle du pays et de l’État sur ces dernières: la Société énergie du Mali (EDM-SA), la Compagnie malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), la Régie des chemins de fer du Mali (RCFM), les Aéroports du Mali (ADM), la
Société des télécommunications du Mali (SOTELMA), Hôtel de l’Amitié…

N’étant plus maître de sa vie économique et sociale laissée entre les mains aléatoires et le bon vouloir des sociétés et firmes étrangères, le pays a souffert de la pauvreté généralisée. Le président Konaré s’est caractérisé par un laxisme politique dans les domaines économique, social et éducatif. Conséquences: 5 666 fonctionnaires mis en chômage volontaire, trente-cinq (35) entreprises et sociétés d’État liquidées.

Les mines: Les réformes des codes miniers, mises en place dans la plupart des pays africains producteurs depuis la fin des années 1980 sous la pression des institutions financières internationales, ont conduit à privilégier les grandes compagnies d’extraction étrangères, aux dépens des petites sociétés minières d’État. La majorité des sites aurifères du Mali étaient aux mains d’une poignée de multinationales, qui prétendaient avoir découvert les gisements. «Les lois et règlements qui constituaient le code minier du Mali ont créé un ensemble complexes de taxes, droits et redevances qui ont été incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas une formation technique», note Oxfam America.

Le Programme ajustement structurel (PAS): cas du Mali
Le programme a concerné deux (02) vagues: la première 1987-1988 et 1989. La deuxième vague 1991-1992 et 1993. Ce sont 5 666 fonctionnaires, victimes du PAS dans son exécution. La Banque mondiale, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et tous les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont versé le montant de 310 milliards de francs CFA pour financer le programme. Ce dossier brûlant n’a pas connu son épilogue depuis 1992.

SOTELMA: Nous sommes en 1999. Une bande de Libanais, venus d’Abidjan, fait main basse sur les lignes téléphoniques de la SOTELMA. Le manque a gagné s’élevait à 19 milliards de F CFA. Sans procès, la bande a bénéficié d’une liberté provisoire pour prendre le large.

Amadou Toumani Touré (ATT) et son consensus: Le consensus, selon nos confrères de Info Matin, N°1747 du 30 juin 2005: «Une entente mafieuse entre politiciens en dépeçant le pays pour se faire les poches, se moquer de la misère des populations en attendant la fin de la récréation».

Dans un article intitulé «Le Nord-Mali, sanctuaire du terrorisme et du grand banditisme», Le Quotidien d’Oran, du 22 mars 2004, affirmait que l’affaire des quatorze (14) otages européens libérés en août 2003 dans le Nord dévoile: «La véritable nature du régime malien et l’ambivalence de sa politique régionale: un État voyou qui, tout en s’attribuant les vertus de la démocratie et de la bonne gouvernance, compose avec le terrorisme (…). C’est dire que les autorités de Bamako ont fait preuve de laxisme et de complicité, et leur responsabilité, pleine et entière dans cette affaire s’est confirmée jusqu’à la libération des otages moyennant le paiement par l’Allemagne d’une rançon de 6 millions d’euros. La suite des évènements a révélé que les terroristes du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) ont bel et bien bénéficié de complicités».

Aucune réaction de l’État malien à cet article du Le Quotidien d’Oran. Personne n’a levé le petit doigt pour dire le contraire. Et voir à l’époque que c’était un excellent confrère qui était à la Cellule de communication ! Le consensus a été pris d’assaut par les leaders politiques qui ont échoué dans la conquête du pouvoir et dans l’animation du jeu politique. Des politiciens pour avoir un fauteuil ministériel perdent souvent toute humilité sacrifiant ainsi leur avenir politique deviennent par la suite méconnaissables. Ils bradent leur formation politique, jouent à la taupe au sein de leur parti au profit du régime en place.

Dr Choguel Kokalla Maïga, président-fondateur du Mouvement populaire pour le renouveau (MPR) et membre fondateur du regroupement politique «Espoir 2002» et ministre du Commerce et de l’Industrie.

Soumaïla Cissé, fondateur de l’Union pour la République (URD), ancien ministre d’Alpha Oumar Konaré, concurrent d’ATT en 2002, président de la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), avait besoin du soutien du président ATT pour son second mandat à la tête de l’institution sous-régionale, a sacrifié les intérêts de son parti à travers des responsables de son URD (Younoussi Touré, Oumar Ibrahim Touré, Abdoul Wahab Berthé. Par ce soutien à un président indépendant, sans parti politique, Soumaïla Cissé a montré qu’il nourrissait pas d’ambition pour le Mali.
Mountaga Tall, fondateur et président du Congrès national d'initiative démocratique-Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT) et «Espoir 2002», vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, a engagé son parti derrière ATT, donnant raison à ses détracteurs qu’il est toujours un homme politique dont «la fidélité n’est pas constante et qu’il est très habile dans le retournement de sa veste au gré de ses intérêts du moment». Nommé ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement… Il n’a pas montré un grand intérêt pour relever le défi.

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), ancien conseiller à la présidence de la République, ambassadeur, Premier ministre, président-fondateur du Rassemblement Pour le Mali (RPM), député, président de l’Assemblée nationale du Mali. Malgré toutes ces nominations et son élection en tant qu’élu, l’homme politique le plus généreux ne pouvait ratisser large sans l’appui de certains religieux. Il fonde son espoir sur l’imam Mahmoud Dicko, personnalité très populaire, qui aidera Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à accéder au pouvoir en 2013, puis a contribué à la chute de son régime, le 18 août 2020, au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ? Et depuis ce temps-là, le champ politique est envahi par le religieux.

Le régime IBK a été caractérisé par un manque de vision politique exprimée par une instabilité gouvernementale. Six (06) Premiers ministres en sept (07) ans (2013-2020). Le Mali étant une République laïque, dont la Constitution a séparé le politique du religieux (qui doit rester dans le domaine de la vie privée), il y a lieu de mener de façon positive une éducation en matière de sécularisation, qui est «processus par lequel des secteurs de la société et de la culture sont dégagés de la domination des institutions et des symboles religieux».

Où va l’argent ? À quoi sert-il ? Gaspillage des deniers publics par la «crème» du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif

Fonds de souveraineté du président de la République: 150 millions de F CFA par mois;
Premier ministre: 75 millions de F CFA par mois;
Président du CNT: 30 millions de F CFA par mois.
Pourquoi dépenser: 6 milliards de F CFA pour le carburant des administrations publiques ? Ces fonds sont attribués à ces institution au détriment du peuple malien qui vit dans la misère matérielle totale.
Amy SANOGO

Inter de Bamako
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