Contrairement aux allégations distillées par une certaine presse, l'ex ministre de l'Économie et des Finances de 2015, Mamadou Igor Diarra, cité dans l'affaire Paramount, n'est point en fuite. Il a quitté Bamako, libre de toutes charges, après avoir inhumé dignement sa maman et son épouse.
Mieux, il ne se réfugie pas à l'étranger sous le prétexte fallacieux d'échapper à une quelconque justice de son pays qu'il a d'ailleurs servie loyalement. On ne le sait que trop bien, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances séjourne à l'étranger parce qu'il occupe un poste de responsabilité au sein du groupe BOA.
La position professionnelle de M. Diarra ne saurait donc être confondue avec une quelconque tentative de l’intéressé de se soustraire à la justice de son pays qu’il tient, par ailleurs, en haute estime.
Pour ceux qui feigneraient de l’ignorer, Igor a toujours occupé et exercé de très hautes fonctions au sein du groupe BOA, d’abord au Mali, puis au Sénégal, au Maroc et au Congo Brazza.
La confiance placée en lui par les Marocains n'a jamais souffert de la moindre érosion. D'où sa réputation de banquier hors pair qui fait la fierté de l’Afrique en général, et du Mali en particulier.
De la BDM au Ministère de l’Économie et des Finances, en passant par la BIM, la BOA, et le ministère de l’Energie, Igor a tjrs laissé une marque indélébile.
Pourquoi vouloir ternir une si belle réputation ? Les motivations que nous imaginons totalement subjectives, sont sûrement à rechercher ailleurs. Et grand bien leur fasse s’ils pensent naïvement qu’ils peuvent couvrir le soleil de la paume de leur main.
Et d'ailleurs, s’il faut leur faire un dessin, plus d’un malien est prêt à descendre dans l'arène pour expliquer aux nègres de service que l’absence du Mali de Mamadou Igor Diarra se justifie largement par ses charges à l'international.
Last but not least, Mamadou Igor Diarra n'était plus ministre de l'Économie et des Finances au moment où des mains peu vertueuses s’évertuaient à dilapider les deniers publics. Cela est bien un secret de polichinelle.
Et on se demande, à juste raison, pourquoi le nom d’Igor est cité dans le procès en cours. Sauf à vouloir régler des comptes par des petits moyens, tout en n'étant pas sûr que la manœuvre pourrait prospérer.