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Souveraineté minière : le ministre Amadou Keïta révèle l’influence extérieure sur les anciens textes
Publié le dimanche 18 janvier 2026  |  aBamako.com
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© aBamako.com par AS
Le nouveau gouvernement tient son premier conseil de cabinet à la primature
Bamako, le 6 Octobre 2020. Le nouveau gouvernement de la transition a tenu son premier conseil de cabinet à la primature
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À l’occasion de la célébration du 14 janvier, Journée de la souveraineté retrouvée, le gouvernement malien a organisé, le samedi 17 janvier 2026, un panel sur la souveraineté minière à l’Université Kurukanfuga.

Placée sous le thème : « Des réformes pour une réappropriation des ressources minières pour le développement du Mali », la rencontre a réuni plusieurs personnalités du monde académique et institutionnel.

Le panel a été animé par le Pr Amadou Keïta, ministre des Mines, aux côtés du Dr Abdoul Karim Diamoutene et du Dr Mamadou N’Diaye. Dans son intervention, le ministre des Mines a souligné que, depuis la rectification de la Transition, l’État du Mali s’est engagé résolument sur la voie de la souveraineté minière.

Selon le Pr Amadou Keïta, cette démarche a débuté par des audits approfondis du secteur minier, lesquels ont révélé d’importants déséquilibres et un manque à gagner considérable pour l’État, notamment à travers des avantages excessifs accordés aux sociétés minières et le non-paiement de dividendes.

Le ministre a également révélé que les anciens codes miniers étaient élaborés sous l’influence de la Banque mondiale, avec l’immixtion de certaines ambassades des pays d’origine des sociétés minières. Ces représentations diplomatiques, a-t-il précisé, organisaient des ateliers au cours desquels les dispositions des codes miniers étaient discutées et imposées.
En 2023, a-t-il rappelé, le Mali a décidé de rompre avec ces pratiques en adoptant un nouveau code minier entièrement rédigé par des experts maliens. Aucun expert étranger, aucune ambassade et aucun avis extérieur n’ont pris part à ce processus, mené dans un contexte politique marqué par la volonté affirmée de souveraineté nationale.


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