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A moins d’un mois du Ramadan : Une stabilité relative des prix mais quelles garanties pour les consommateurs ?
Publié le lundi 19 janvier 2026  |  arc en ciel
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© aBamako.com par MS
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A moins d’un mois du début du Ramadan (mi-février), attendu par des millions de familles à travers le Mali, les marchés observent une stabilité relative des prix de produits de première nécessité tels que le sucre, le lait, l’huile, les légumes et certains fruits.

Cette évolution, appréciée par les ménages, suscite néanmoins une question centrale : quelles mesures le département du Commerce a mis en place pour éviter une flambée des prix durant ce mois de forte consommation ?

Dans les différents grands marchés de la capitale Bamako et dans les villes de Sikasso, Ségou, Koulikoro, Bougouni, San les consommateurs notent que, comparativement aux semaines précédentes, les prix sont restés globalement stables. Le sac de sucre, le litre d’huile alimentaire n’ont pas connu d’augmentation même si par endroits, on constate une légère hausse. Les légumes tomates, oignons, choux ainsi que les fruits de saison affichent aussi des prix qui n’ont pas connu de hausse significative.

Du côté des commerçants, cette situation est qualifiée d’équilibrée, reflétant une concurrence saine où grossistes et détaillants jouent convenablement le jeu, ainsi que des approvisionnements jugés suffisants par plusieurs acteurs du marché.


Le département du Commerce : anticiper, surveiller et réguler

Conscient des tensions qui pourraient surgir à l’approche du Ramadan, le ministère du Commerce ne doit-il pas mettre en place un dispositif spécial de veille des prix et des approvisionnements dans les zones urbaines comme rurales ?

Selon une source au sein du ministère, les principales mesures envisagées sont les suivantes :

Renforcement des contrôles routiers et des marchés : des missions conjointes avec les directions régionales du Commerce, les Associations de Commerçants et des consommateurs, ainsi que la police, doivent être déployées pour surveiller l’évolution des prix et détecter toute pratique spéculative.

Des engagements de maintien des niveaux d’approvisionnement doivent être signés avec des importateurs de sucre et d’huile, garantissant des volumes suffisants de produits pendant toute la période du Ramadan.

Pour réduire la pression sur les importations, le ministère doit encourager les producteurs nationaux de légumes, de lait local à intensifier leurs activités via des mécanismes d’appui technique et des facilités d’accès aux intrants. Aussi, des campagnes de sensibilisation doivent être menées pour encourager les commerçants à éviter toute hausse injustifiée et pour informer les consommateurs sur leurs droits et les prix indicatifs observés dans les marchés de référence.

Hausse locale

Toutefois, plusieurs spécialistes économiques estiment que des défis subsistent : Les coûts logistiques restent élevés dans certaines zones enclavées, ce qui peut peser sur les marges et entraîner des hausses locales imprévues.

Joint au téléphone, Gaoussou Traoré, économiste, estime que la spéculation saisonnière, bien qu’encadrée, demeure une menace, surtout si les volumes d’importation ne suivent pas la demande croissante. « Le pouvoir d’achat des ménages, fragilisé par la conjoncture économique, pourrait accentuer les pressions sur les marchés, notamment pour les denrées de base ».


Les consommateurs restent vigilants

Du côté des consommateurs, on salue la stabilité actuelle mais on garde un œil attentif sur l’évolution des prix à l’approche des semaines clés du Ramadan.

« Tant que les prix ne grimpent pas, nous sommes soulagés, mais nous espérons que les autorités continueront de jouer leur rôle de régulateur », confie Oumou Bengaly, vendeuse de légumes au marché de Sabalibougou.

Alors que la stabilité relative des prix des produits alimentaires est une bonne nouvelle pour les ménages maliens à un mois du Ramadan, le département du Commerce doit anticiper cette période de forte demande par des actions de surveillance, de régulation des marchés et de soutien aux acteurs. Toutefois, la vigilance reste de mise face aux risques de spéculation et aux contraintes logistiques qui pourraient peser sur l’offre et les prix dans certaines localités.

M.S.
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