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Mali: Un cimetière de promesses
Publié le mercredi 21 janvier 2026  |  L’Inter de Bamako
Relance
© aBamako.com par AS
Relance du trafic ferroviaire Bamako -kayes
Bamako, le 13 juillet 2022. Le ministre des Transports et des Infrastructures a procédé au lancement à la gare ferroviaire de Bamako de l`essai du train voyageurs entre Bamako et Kayes
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Relance du trafic ferroviaire, construction de centrales solaires, de routes, reprise des activités des unités industrielles… La liste des monts et merveilles, lancée dans la foulée de la souveraineté retrouvée et de refondation de l’État, loin d’être exhaustive, serait-elle devenue le serpent de mer ? Décryptage.
Si les partisans de la démocratie transférée, ont ruiné les espoirs de l’après mars 1991 en monopolisant les acquis et pillant sur leur passage les maigres ressources à leur seul profit pour, dit-on, se sauver de la misère ambiante qu’ils ont vécue sous le règne du général Moussa Traoré et assurer les arrières de leur progéniture, avec comme seul objectif de maintenir le peuple malien dans la désolation totale pour que n’émerge leur classe sociale, les autorités de la transition de 2020 excellent dans des promesses sans lendemain. Au point que les Maliens se savent plus à quoi s’en tenir, faisant du Mali un cimetière de promesses.
De la relance du trafic ferroviaire, à la reprise des activités industrielles, en passant par la construction des centrales solaires et des routes, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts qui enjambent le fleuve Niger à Bamako. Ces promesses de donner un coup d’accélérateur aux activités économiques de notre pays, annoncées dans un contexte de souveraineté retrouvée et de refondation de l’État, ne pouvaient être accueillies qu’avec enthousiasme et liesse populaire. D’abord, les délais courts donnés pour la fin des travaux ont renforcé la confiance entre les Maliens et les autorités, en quête d’une légitimité populaire pour asseoir leur pouvoir qui faisait face à des sanctions et des condamnations sur le plan international. Ensuite, l’annonce du financement sur fonds propre était un grand atout entre les mains des dirigeants de la transition pour galvaniser la population malienne qui, durant des années, des démocrates de la 25ème heure ont fait croire aux Maliens que le pays est obligé de faire des prêts auprès des institutions financières internationales pour amorcer son développement socio-économique. Enfin, le slogan de la «Souveraineté retrouvée» résonnait comme une revanche sur la gestion des démocrates «frelatés» qui avaient adopté comme système de gouvernance, la corruption.
Des années après des déclarations fracassantes sur la réalisation de ces infrastructures, le peuple ne voit rien venir. En réponse à la grave crise énergétique que le Mali venait de connaître en 2023, le gouvernement de la transition lance les travaux de construction de trois (03) centrales solaires (Tiakadougou-Dialakoro, Sanankoroba, Safo).
A la pose de la première pierre de celle Sanankoroba en mai 2024, il a été annoncé qu’au bout de quatre (04) mois la lumière de cette centrale allait éclairer les ménages et les rues des quartiers de la rive droite du fleuve Niger à Bamako. Deux (02) ans après, rien. Même destin sombre pour la relance du trafic ferroviaire. Lié à la construction d’un pont emporté par les grandes pluies de 2024, le train n’a pas encore sifflé. Pourtant, un délai de quatre mois avait été accordé à l’entreprise pour la fin des travaux. Et le financement était sur fonds propre (des milliards en F CFA). Encore, rien. La reprise des activités de certaines unités industrielles est toujours au stade des intentions. Quant à la construction des routes, les lignes ne bougent pas. Le cas de Dioïla est le plus frappant. Il a été adopté en Conseils des ministres en 2022 les projets de décret portant approbation des marches relatifs aux travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla- Koualé- Kébila. Le financement sur fonds propre est de 34 milliards 705 millions de F CFA pour un délai de trente-six (36) mois.
Aujourd’hui, face à ces promesses non tenues, devenues le serpent de mer, une question se pose: Où sont partis les milliards débloqués pour la réalisation de ces infrastructures ? Elles transforment ainsi le Mali en un cimetière de promesses. À l’image de l’Afrique des «Éléphants blancs» des années 1980.
Yoro SOW
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