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Entre Nous : L’Armée républicaine
Publié le mercredi 21 janvier 2026  |  Le challenger
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20 janvier 1961-20 Janvier 2026 ! Il y a exactement 65 ans, à Koulouba, le Président Modibo Kéita a annoncé aux diplomates étrangers la décision de son parti et de son gouvernement « de voir la France évacuer les bases militaires de Bamako, de Kati, de Gao, et de Tessalit

Cette décision est l’expression de leur « conviction qu’à moins d’abandon volontaire de souveraineté de la part d’un Etat jeune ou d’accords particuliers dans le domaine de la défense, les troupes de l’ex-puissance coloniale ne peuvent stationner sur le territoire de l’ex-colonie aux côtés des troupes du jeune Etat», justifiait-il.

Le 20 janvier, importe-t-il de le rappeler, n’est pas la date de création de l’Armée malienne, qui est plutôt née le 1er octobre 1960, soit quelques jours après la proclamation de l’indépendance du Mali. En fait foi le désormais historique discours du capitaine Sékou Traoré. : « Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de l’Armée du Mali, la journée du 1er octobre 1960 fera date dans notre histoire car elle a vu la naissance de notre armée nationale. Je vous adresse le salut fraternel de celui que le gouvernement a bien voulu désigner pour vous commander », déclarait-il.

Force est de reconnaître qu’au fil des ans et des régimes qui se sont succédé, l’Armée malienne a connu des fortunes diverses. Malgré les vicissitudes de l’histoire, elle est restée débout avec ses braves soldats, toujours prêts à honorer leur serment.

Il est aussi important de retenir que, de sa création à nos jours, l’Armée malienne n’a jamais été absente de la scène politique. Elle a même été au cœur de la gestion des affaires publiques. En 1968, 1991, 2012 et 2020, elle est intervenue pour prendre le pouvoir. Des interventions qui ont été faites souvent au mépris de la discipline et de la cohésion au sein de l’appareil militaire.

Il est heureux de constater que la dynamique actuelle dans laquelle elle est engagée, enclenchée sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Kéita dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire, est maintenue voire amplifiée par les autorités de transition. De 2013 à 2026, le contribuable malien a consenti d’énormes sacrifices pour améliorer les conditions de vie et de travail de ses braves Forces de Défense et de Sécurité. Malgré les ressources investies, les défis restent nombreux. Et nos braves militaires continuent d’accomplir leurs missions dans des conditions difficiles. Nous ne cesserons de rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie sur les champs d’honneur et de souhaiter prompt rétablissement aux blessés de guerre.

Force est de se convaincre que le plus grand défi d’un Etat républicain demeure la construction d’une Armée républicaine totalement dévouée à sa mission régalienne. Car une armée dans une république est une institution au service de la nation et de ses intérêts, chargée de la défendre par la force des armes, sous l'autorité du pouvoir civil (Président, gouvernement). En somme, l’Armée assure la protection du territoire, de la population et des intérêts supérieurs de la Nation contre toute agression extérieure; elle veille au respect de la démocratie qui consiste pour elle à servir le peuple et non un régime, en s'interdisant toute ingérence politique (coup d'État).

Le défi républicain pour l’Armée consiste aussi à assurer la sécurité intérieure et participer aux opérations internationales. Elle est composée de citoyens formés au respect de la hiérarchie et des institutions républicaines. Force militaire professionnelle et loyale, dont la mission est de protéger l'État et ses citoyens, l’Armée symbolise la puissance militaire de la République.


Par Chiaka Doumbia
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