La petite finale de la CAN Maroc 2025 qui les opposait aux Pharaons, samedi 17 janvier 2026, à Tanger, s’est terminée à l’avantage des Supers Eagles.
Après les 90 minutes soldées par un nul et vierge, l’équipe nigériane s’impose à l’issue de la séance des tirs au but 4 contre 2. Si elle a pris la 3 è marche du podium, son sélectionneur, Eric Chelle, obtient sa première médaille continentale et confirme par la suite son talent managérial après son limogeage de la tête des Aigles du Mali.
L’échec n’est pas une fatalité mais le refus de continuer relève de la lâcheté et de la médiocrité. En amenant le Nigéria sur le podium de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, Éric Chelle vient de prouver qu’il n’est ni l’un ni l’autre. Evincé par la Fémafoot pour insuffisance de résultat, son ascension se déroule au moment où le Mali réalise une performance à la CAN parmi les plus catastrophiques avec zéro (00) victoire en cinq (5) match, une équipe moribonde et inexpressive.
Un collectif bien établi
La force d’une équipe gagnante repose toujours sur le collectif, c’est-à-dire une défense solide, un milieu offensif et une attaque efficace. Aussi, l’engagement des joueurs sur la pelouse, leur volonté de remporter des victoires et leur solidarité sont des atouts pour arriver au succès. Et le rôle de l’entraîneur dans tout cela est crucial, car la bonne sélection et la gestion d’une équipe composée de stars comme celle du Nigéria, avec deux Ballons d’Or africain, Osimen et Lookman, n’est pas chose aisée. Ce défi qui était le sien a été relevé avec succès par Éric Chelle. Ainsi l’équipe nigériane, tout au long de la compétition, est restée redoutable, séduisante et disciplinée. La philosophie de la gagne, l’esprit de solidarité ont été les traits caractéristiques des Supers Eagles tant sur les aires de jeu qu’en dehors des stades. Les trophées individuels d’homme du match, la frustration de Victor Osimen contre son coéquipier Lookman pour son individualisme alors que le Nigéria menait 3-0, résultat final du match face au Mozambique en 8ème de finale, le paiement des primes de match par le capitaine Ndidi pour motiver ses coéquipiers, sont des illustrations parfaites de la cohésion au sein de cette sélection. Avec sa maîtrise du vestiaire, ses consignes clés et son autorité, Eric Chelle a incontestablement été à la hauteur des attentes.
Un coaching payant
Le bilan des Super Eagles -5 victoires, 13 buts marqués contre 4 buts encaissés en 7 matchs - est éloquent. Le coaching d’Éric Sékou Chelle a bien payé selon ces résultats probants. Son armada offensive conduite par Victor Osimen et Lookman a été très expressif avec au moins 1,85 but par match. C’est fort de cet atout que le Nigéria a réalisé le carton plein en phase de poule en s’imposant respectivement face à la Tanzanie (2-1), la Tunisie (3-2) et l’Ouganda (3-1). Classés 1er du Groupe C, les Supers Eagles, respectueux du système du coach Eric Chelle, n’ont pas eu besoin de gros efforts pour remporter contre le Mozambique 3-0 en 8è, avant de plier l’Algérie 2-0 en quart de finale.
Ce bilan affichait la volonté du sélectionneur et son équipe de redorer leur image après l’échec de la CAN précédente contre la Côte-d’Ivoire, pays hôte. Leur échec héroïque face au Maroc, pays organisateur, relève plus des réalités d’un match que d’une faiblesse. Certes, l’objectif n’est pas atteint mais les Nigérians peuvent être fiers du parcours de leur équipe et de son sélectionneur, Éric Chelle.
Au moment où notre compatriote, qui dit avoir appris son limogeage par sa mère avant son employeur, savoure sa première médaille continentale, son ancien employeur, la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) serait secouée par une crise avec la démission de l’ensemble des membres du Comité exécutif.