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Eau potable au Mali : un projet soutenu par la BAD relancé à Kayes et Kati
Publié le vendredi 23 janvier 2026  |  aBamako.com
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© aBamako.com par DR
Eau potable au Mali : un projet soutenu par la BAD relancé à Kayes et Kati
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Le Mali relance un projet stratégique d’accès à l’eau potable dans les régions de Kayes et de Kati, avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD). La reprise officielle de l’initiative a été actée le jeudi 22 janvier 2026 à Bamako, dans un contexte marqué par une vulnérabilité croissante liée au changement climatique et à la pression démographique, révèle la presse ce vendredi 23 janvier 2026.

La troisième session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique s’est tenue au siège de la Direction nationale de l’hydraulique, marquant la relance opérationnelle du programme après plusieurs mois de ralentissement.

Financé à hauteur de 5,857 millions d’euros (environ 3,8 milliards de FCFA) à travers la Facilité africaine de l’eau, le projet repose sur un accord signé le 3 mai 2023 entre le gouvernement malien et la BAD. Il vise à renforcer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement, tout en réduisant la vulnérabilité des populations face aux chocs climatiques et aux effets persistants de la pandémie de Covid-19.

Les zones ciblées figurent parmi les plus exposées aux déséquilibres hydriques du pays. La région de Kayes est confrontée à une alternance de sécheresses prolongées et d’inondations de plus en plus fréquentes, tandis que le cercle de Kati subit une forte pression démographique liée à l’expansion rapide de Bamako, mettant à rude épreuve des infrastructures déjà fragiles.

Selon les partenaires techniques, moins de sept Maliens sur dix ont accès de manière régulière à une source améliorée d’eau potable, un taux nettement plus faible en milieu rural. La dégradation des nappes phréatiques, l’irrégularité des précipitations et la hausse des températures compliquent davantage la gestion des ressources hydriques.

Le projet prévoit le renforcement des systèmes d’adduction d’eau, l’amélioration des équipements d’assainissement et l’appui aux mécanismes locaux de gestion, à travers une approche intégrant pleinement la résilience climatique. L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement en eau, notamment lors des périodes de fortes chaleurs et d’hivernage, où les besoins sont les plus critiques.

Dans un contexte régional où l’accès à l’eau devient un enjeu majeur de stabilité sociale et de prévention des crises, les autorités et leurs partenaires soulignent que la réussite du projet dépendra désormais de la continuité de sa mise en œuvre et de son impact concret sur les conditions de vie des communautés bénéficiaires.


KM
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