Après plusieurs semaines de fortes tensions, le marché malien des hydrocarbures montre des signes d’apaisement. Une amélioration progressive de la distribution de carburant est observée à la suite d’une augmentation significative des importations enregistrée à la mi-janvier 2026, selon les autorités, apprend - t - on ce vendredi 23 janvier 2026.
Réunis lors de la 12ᵉ session du cadre de concertation entre l’État et les acteurs du secteur pétrolier, le ministère de l’Industrie et du Commerce et les professionnels ont présenté des données traduisant une nette reprise des flux d’approvisionnement. Entre le 12 et le 18 janvier, 40,3 millions de litres de carburant ont été importés au Mali, convoyés par 875 camions-citernes. À ces volumes s’ajoutent plus de 14,4 millions de litres supplémentaires acheminés entre le 13 et le 21 janvier, représentant 317 citernes additionnelles.
Ces apports ont permis d’améliorer l’alimentation des stations-service, avec des taux de ravitaillement estimés à 53,9 % pour la première période et 21,4 % pour la seconde. Sur le terrain, cette dynamique commence à se traduire par une réduction progressive des longues files d’attente, notamment à Bamako et dans plusieurs centres urbains.
Malgré cette accalmie relative, les autorités reconnaissent que des défis structurels persistent. La forte demande, la gestion des stocks et l’insuffisance des capacités de stockage continuent de fragiliser l’équilibre du marché. Le maintien du rationnement et la constitution d’un stock de sécurité ont ainsi été réaffirmés comme des instruments clés pour prévenir de nouvelles pénuries.
À l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une hausse de la consommation, le gouvernement appelle à un renforcement urgent des capacités de stockage commercial afin d’anticiper les besoins et éviter une nouvelle tension.
Depuis la fin de l’année 2025, le Mali a été confronté à plusieurs épisodes de pénurie de carburant, liés notamment à des perturbations logistiques, à l’insécurité sur certains axes routiers et à des retards d’acheminement depuis les pays fournisseurs. Ces difficultés avaient eu un impact notable sur l’activité économique, les transports, la production d’électricité et certains services publics.
Selon les autorités, l’augmentation soutenue du nombre de citernes entrées sur le territoire depuis le 12 janvier devrait permettre une amélioration graduelle et durable de la situation dans les semaines à venir, sous réserve d’un suivi rigoureux des mécanismes de régulation.