"Le Cnosm est un partenaire privilégié qui contribue beaucoup au développement du tennis sur le plan financier, technique et matériel"
Elu le samedi 10 janvier 2026 à la tête de la Fédération malienne de tennis, Modibo Mao Makalou nourrit déjà beaucoup d'ambitions pour hisser le tennis malien au firmament des pays africains les plus performants. Pour ce faire, il compte vulgariser sa pratique au Mali durant son mandat de 4 ans (2026-2030). C'est ce qui ressort de l'entretien qu'il a bien voulu nous accorder. Suivez l'interview !
Aujourd'hui-Mali : Quelle sensation cela vous fait-il d'être aujourd'hui président d'une Fédération nationale sportive ?
Modibo Mao Makalou : Je suis véritablement ému et comblé d'avoir été élu par acclamations par les ligues régionales en la qualité de président de la Fédération malienne de tennis lors de l'Assemblée fédérale élective quadriennale du samedi 10 janvier 2026 qui a permis d'investir le nouveau bureau fédéral composé d'une dizaine de membres pour la période 2026-2030. L'Assemblée s'est tenue dans une ambiance de grande cohésion et de solidarité menant à l'investiture d'un bureau fédéral largement reconduit à hauteur de 70 %.
Quelles sont vos ambitions à la tête de cette Fédération ?
Je tiens à remercier toutes les ligues qui ont placé leur confiance en moi pour conduire les destinées du tennis malien pour les 4 prochaines années.
Diriger la Fédération malienne de tennis est un honneur et un privilège pour le praticien et passionné de tennis que je suis. Mon ambition est de hisser le tennis malien au firmament des pays africains les plus performants du tennis. Les défis et les obstacles sont de taille mais avec l'aide de tous nous ferons tout ce qui est possible pour les surmonter. Nous voulons moderniser le tennis et vulgariser sa pratique dans notre pays durant notre mandat.
Quel est l'état des lieux du tennis malien ? Le tennis n'est-il pas uniquement un sport pour les nantis ?
La Fédération malienne de tennis se porte bien. Permettez-moi de rendre un hommage appuyé à l'énorme travail qui a été abattu ces 4 dernières années sous le leadership du président sortant M. Amadou Togola, un passionné du tennis qui n'a ménagé aucun effort pour l'essor du tennis malien tant sur le plan physique, intellectuel que financier. Toutefois, le tennis au Mali fait face à de nombreux défis de taille en termes de pénurie de ressources (humaines, infrastructures, matérielles, et financières).
Le tennis est certes un sport de raquettes moins connu que d'autres disciplines sportives comme le football ou le basket-ball au Mali. Nous ambitionnons de rendre le tennis plus inclusif et populaire : en éliminant les obstacles qui rendent le tennis moins accessible aux jeunes, aux personnes handicapées, aux seniors et aux communautés rurales.
Après quelques séquences de participation aux compétitions au plan régional, force est de reconnaître que le tennis tarde réellement à émerger sur le plan africain, voire mondial. Qu'en dites-vous ?
Le processus de développement du tennis est long et complexe. Le travail auprès des jeunes joueurs est une tâche à long terme qui doit être accomplie à l'aide d'une méthodologie respectant les différents stades de l'évolution du joueur. Nous souhaitons accélérer le développement des clubs de tennis et faciliter leurs accès à l'ensemble de la population tout en faisant la promotion du loisir, en valorisant la pratique du loisir au-delà des joueurs compétiteurs. Il s'agira essentiellement de créer des dynamiques encourageantes avec des compétitions régulières (ex : Championnat national au Mali) et des initiatives de développement
Que comptez-vous mener dans l'immédiat pour pousser les jeunes Maliens à la pratique de la discipline ?
Plusieurs spécialistes ont déterminé que l'âge approprié pour commencer à jouer au tennis est de 5 ans, car à cet âge les enfants ont déjà un meilleur contrôle de leurs mouvements. Pour ce qui concerne la formation des joueurs, nous allons établir des programmes dès 3-4 ans pour familiariser les enfants. Nous comptons adopter une approche holistique combinant le travail technique, physique, tactique et mental dès le plus jeune âge, avec des modèles intégrés adossés à un suivi régulier.
Qu'est-ce que vous escomptez de la part du Comité national olympique du Mali (Cnosm) pour le développement du tennis ?
La Fédération malienne de tennis (FMT) est l'organe directeur, qui organise les championnats nationaux et d'autres événements associés au tennis au Mali. Elle a reçu la délégation de pouvoir du ministère chargé des Sports pour faire la promotion du tennis au Mali. La FMT est membre de la Confédération africaine de tennis (Cat) et de la Fédération internationale de tennis (Fit/ITF) et est affiliée au plan national au Comité national olympique et sportif (Cnosm).
Nous attendons beaucoup du Cnosm qui est un partenaire privilégié qui contribue beaucoup au développement du tennis sur le plan financier, technique et matériel.
Existe-t-il un vivier de joueurs exportables ?
Il est crucial pour nous de créer des dynamiques encourageantes avec des compétitions régulières (ex : Championnat national au Mali) et des initiatives de développement. Nous prenons en compte le fait que les principaux déterminants de la performance des joueurs compétiteurs sont des éléments à considérer pour définir le programme d'entraînement et obtenir des adaptations spécifiques. Cette approche doit être individualisée, prenant en compte les caractéristiques propres de chaque joueur. Nous allons nous y atteler.
Un dernier mot…
A travers notre Vision stratégique 2030, nous voulons rationaliser et moderniser la gestion des ressources humaines, financières et matérielles du tennis et demandons l'accompagnement de l'ensemble de la population malienne et des médias pour vulgariser et améliorer la pratique du tennis au Mali.