Le 65e anniversaire de la naissance de l’Armée malienne a été célébré le mardi 20 janvier 2026. Pour la circonstance, à travers la traditionnelle adresse à la Nation, le Président Goïta s’est prononcé sur la situation sécuritaire du pays durant l’année écoulée et les perspectives pour cette nouvelle année. Egalement, il a été on ne peut plus clair sur les dispositions prises face à la menace sécuritaire dans le pays. Il a affirmé que le Mali n’est plus dans une guerre classique, mais fait face à une guerre hybride, mouvante, insidieuse.
Pour le Général d’armée Assimi Goïta, le 20 janvier est plus qu’une simple commémoration, il est également un moment d’examen collectif de conscience, de gratitude profonde à l’endroit de ces braves femmes et hommes qui portent, avec honneur et constance, les couleurs de la Nation tout en se dédiant à la défense du territoire et à la protection des personnes et des biens. Avant de rappeler que l’armée malienne continue d’engranger des succès sur les différents théâtres d’opérations. « En effet, les réformes indispensables engagées au profit des Forces Armées et de Sécurité, nous ont permis de disposer d’une Armée aguerrie et professionnelle, avec des capacités opérationnelles nettement améliorées. La création de nouvelles unités combattantes plus flexibles, découle de notre volonté permanente d’adapter le potentiel militaire à la nature de la menace. Cette nouvelle posture constitue une avancée majeure, tant elle contribue à la consolidation du dispositif opérationnel existant, mais améliore également la gestion du cycle opérationnel au regard de l’intensité des engagements » a déclaré le Chef Suprême des Armées.
Ouvertures de nouveaux camps militaires en 2026
L’occasion a été opportune pour le Président de la transition d’affirmer que la dynamique opérationnelle a changé de manière décisive avec des équipements modernes, des effectifs renforcés, une formation exigeante, une doctrine qui s’adapte à la nature évolutive des menaces de notre époque. « La montée en puissance des Famas est désormais indéniable » a confirmé le Chef de l’Etat.
Avec assurance, il a soutenu qu’en 2026, cette tendance se poursuivra avec détermination à travers l’accroissement des effectifs, la création de nouvelles unités pour assurer une protection de proximité des populations. Que de nouveaux camps verront le jour, notamment à Dioïla, à Nioro et à Konobougou. Qui vont consolider ainsi la présence de l’État sur l’ensemble du territoire. Dans cette lancée, il a souligné que le Génie militaire, doté de moyens accrus, participera à la construction d’infrastructures essentielles au développement. Aussi, le démarrage de l’industrie militaire nationale qui marquera une étape décisive vers l’autonomie stratégique. S’y ajoute, l’opérationnalisation prochaine de l’hôpital militaire de Banankoro, de même que l’hôpital d’instruction. Qui contribuera, a-t-il déclaré, au renforcement du dispositif sanitaire déjà existant et réduira sensiblement les évacuations sanitaires vers l’étranger.
Contrecarrer les intérêts cyniques des sponsors étatiques
« Nous ne sommes plus dans une guerre classique. Nous faisons face à une guerre hybride, mouvante, insidieuse, qui épouse les contours de la géopolitique mondiale et les intérêts cyniques des sponsors étatiques » a schématisé le Président de la Transition et de poursuivre que les groupes terroristes avec l’appui de ces sponsors ont changé de mode opératoire. Singulièrement, leur objectif est désormais de viser les infrastructures stratégiques du pays et d’étouffer l’économie.
Aussi, a-t-il mentionné le phénomène de la désinformation, la manipulation et les campagnes de démoralisation. Qui sont devenues, dira-t-il, des armes, transformant de fait le champ informationnel en un véritable théâtre d’opérations. D’où le renforcement des capacités de nos forces armées pour mieux répondre à travers une vision de politique globale, celle d’un Mali fort, stable et souverain.
A noter que par la suite, cette journée de 20 janvier 2026 a été marquée, entre autres, par le dépôt de gerbe de fleurs sur la stèle du mémorial militaire, la remise de distinctions honorifiques et le défilé militaire tenu au 34e régiment du Génie militaire.
Mariam Sissoko
Source : Le Sursaut