Aminata Sissoko, communément appelée ‘’Ami Djouka’’ est une référence de l’entrepreneuriat féminin à Koumantou dans la région de Bougouni.
Elle évolue, depuis 2008, dans le domaine de la transformation agro-alimentaire, notamment le fonio, le soja, le haricot, le maïs… Cuisinière talentueuse, elle est très sollicitée pour assurer le service de restauration lors des événements dans la ville. Brave et dynamique, la présidente de l’Association ‘’Jiguiya’’ se singularise par son courage et sa capacité à surmonter les défis, mais aussi à se repositionner pour s’adapter aux exigences du marché local. Au cours d'une mission de suivi-évaluation dans le cadre du programme de parténariat Agra-KIIC, en décembre 2025, nous avons rencontré Mme Aminata Sissoko qui a bien voulu nous accorder un entretien dans lequel elle invite les femmes, piliers des familles, à se mettre au travail.
Bonjour, Madame ! Vous êtes connue comme une restauratrice de renom. Dites nous : avez-vous bénéficié des formations dans le cadre de votre activité ?
En plus de mes prédispositions et de mon amour pour ce métier, j’ai eu effectivement l’opportunité de participer à des formations initiées par le projet ‘’Sugu Yiriwa’’. J’ai pris part aussi à des foires rendues possibles grâce au même projet, dont deux mini-foires à Sikasso, une foire à Koutiala et une autre (volontaire) à Bamako.
Etes-vous membre d’une association, d’une coopérative ? Avez vous des partenaires ?
Je suis la présidente de l’Association ‘’Jiguiya’’. Notre partenaire est l’IER. Nous travaillions avec ‘’Sugu Djiguiya’’ qui est actuellement à l’arrêt.
Quels sont vos outils de travail ?
Auparavant, j’étais moins outillée, mais c’est ‘’Sugu Yiriwa’’ qui m’a dotée en matériels pour la transformation du fonio tels que la décortiqueuse, le séchoir...
En plus de cela, la Société Kèwalé Inclusive Innovation Center ‘’KIIC’’ m’a offert un mixeur, un moteur, un presseur de jus, du gaz, des accessoires plastiques et des emballages.
Comment se fait la commercialisation de vos produits ? Sont-ils connus en dehors de Koumantou ?
A part un passage à Bamako, Bougouni et Koutiala, nous vendons à Koumantou pour le moment.
Qu’en est-il de votre approvisionnement en matières premières?
Je dirais que c’est difficile pour le soja, contrairement au fonio qui est une culture locale. Car le problème avec le fonio était le décorticage. Mais il est résolu grâce à l’acquisition de machines. Quant au soja, il est moins accessible car il me par vient de Sikasso.
De vos avantages et difficultés, parlons-en !
La principale difficulté est liée à l’insuffisance d’équipements. Cependant, les avantages sont inestimables. Car je sers les clients
Quel appel vous lancez à l’endroit des femmes rurales?
J’invite toutes les femmes se mettre au travail pour assurer leur autonomie financière, alimenter les familles et attirer les partenaires. Parce que la femme est un soutien fondamental de la famille.