Des praticiens des cultes traditionnels issus des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont réunis à Bamako du 25 à ce mardi 27 janvier 2026 pour une rencontre consacrée à la valorisation des expressions culturelles endogènes et à la transmission des savoirs ancestraux.
Accueillie au Palais de la Culture de Bamako, la troisième rencontre solennelle des pratiquants des cultes mystiques endogènes s’est ouverte le 25 janvier, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représenté par son chef de cabinet, Dr Salia Malé.
L’événement est organisé par l’Association Faso Kanu Blonba, déjà à l’origine des deux précédentes éditions tenues à Ouagadougou et à Niamey. Cette troisième étape à Bamako confirme la volonté de structurer un espace d’échanges durable entre praticiens, chercheurs et responsables institutionnels des pays membres de l’AES.
Les discussions portent principalement sur la préservation des rites communautaires, la transmission intergénérationnelle des savoirs traditionnels et la place des pratiques culturelles endogènes dans les sociétés sahéliennes contemporaines.
Selon les organisateurs, la rencontre vise à renforcer le dialogue entre détenteurs de traditions ancestrales et acteurs publics du secteur culturel, dans une logique de reconnaissance et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, tel que défini par la Convention de l’UNESCO de 2003.
Ce patrimoine comprend notamment les traditions orales, les pratiques rituelles, les expressions sociales et les savoir-faire transmis de génération en génération, aujourd’hui confrontés aux mutations sociales et à la modernité.
Des délégations venues du Mali, du Burkina Faso et du Niger participent aux travaux étalés sur trois jours. Les échanges devraient déboucher sur des recommandations concrètes en matière de documentation, de sauvegarde et de transmission des pratiques culturelles endogènes au sein de l’espace AES.
À travers cette initiative, les pays de l’Alliance des États du Sahel entendent affirmer la place centrale de leurs héritages culturels dans les dynamiques de cohésion sociale, d’identité et de souveraineté culturelle.