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Monnaie de l’AES : Le ministère des Finances coupe court aux rumeurs
Publié le dimanche 1 fevrier 2026  |  Mali Tribune
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© Autre presse par DR
Des billets de banque
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À un mois de l’inauguration de la Banque confédérale d’investissement et de Développement (BCID) des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), la perspective de la création d’une monnaie commune continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux au Mali.

Face à la propagation de rumeurs persistantes, le ministère de l’Économie et des Finances est monté au créneau pour apporter un démenti formel.


Dans un communiqué publié en début de semaine, le département en charge des Finances a été sans ambiguïté : « Aucune communication n’a été faite par le ministère annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune ou la finalisation d’un calendrier opérationnel en ce sens ». Une mise au point destinée à couper court aux spéculations relayées en ligne, parfois présentées comme imminentes.

Sur la toile, le projet d’une monnaie unique au sein de l’AES suscite pourtant un engouement certain. Pour certains internautes, l’initiative serait un symbole fort de souveraineté économique. « Si la Guinée, le Ghana et le Nigeria ont leur propre monnaie, nous aussi nous sommes capables d’avoir la nôtre », avancent-ils, estimant que l’AES doit s’affranchir des mécanismes monétaires hérités.

D’autres voix, plus nuancées, appellent à la prudence. Pour Tsar Alex, internaute très suivi, une monnaie est certes un pilier de l’intégration et du développement, mais sa création ne saurait être improvisée. « La mise en place d’une monnaie prend du temps, nécessite des stratégies solides et des études minutieuses », souligne-t-il.

Daté du mardi 27 janvier 2026, le communiqué du ministère intervient à la veille de la première réunion du Conseil d’administration de la Banque confédérale d’investissement et de Développement de l’AES, tenue le 28 janvier à Bamako. Le document rappelle que les orientations et décisions engageant les États membres de l’AES s’inscrivent dans des cadres institutionnels clairement définis, reposant sur des mécanismes formels et des communications officielles.


Le ministère a, par ailleurs, invité les médias et l’opinion publique à se référer exclusivement aux canaux institutionnels officiels pour toute information relative aux décisions et projets des États membres de l’AES, afin d’éviter la confusion et la désinformation.


Kadiatou Mouyi Doumbia

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