L’affaire opposant l’actuel membre du Conseil National de Transition (CNT), Mamadou Hawa Gassama à la justice ivoirienne pour des faits d’offense au Chef de l'État de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara ‘’ADO’’ a connu son épilogue en 1ère instance, le vendredi 30 janvier. Ainsi, le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a infligé à l’ex député de l’URD, une peine de 3 ans d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de FCFA avec une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien pour une durée de 3 ans. Ce qui a attiré l’attention également sur ce dossier est le silence radio des Autorités malienne depuis le début de l’affaire jusqu’à présent, notamment le CNT dont M. Gassama est toujours membre.
Au cours de l’audience tenue le 9 janvier dernier, le Ministère public ivoirien avait requis une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme à l’encontre de l’homme politique malien. En effet, même si la juridiction n’est pas totalement allée dans ce sens, elle a décidé de le condamner à 3 années d’emprisonnement ferme. Avant de prononcer une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien d’une durée de 3 ans, infliger une amende de 5 millions de FCFA et ordonner la publication du jugement dans un journal d’annonces légales.
Pour rappel, cette affaire a éclaté en mois de juillet 2025 lorsque Mamadou Hawa Gassama séjournait en Côte d’Ivoire dans le cadre d’un voyage privé. Après son arrestation, il fut ensuite placé sous mandat de dépôt avant de comparaitre devant le Tribunal de première instance d'Abidjan-plateau les 9 et 30 janvier dernier, pour des faits d'offense au Chef de l'État de la République de Côte d’Ivoire.
Quant au conseil de Mamadou Hawa Gassama, Me Ismaïla Konaté, il a déclaré ces peines sévères, vu que son client a reconnu les faits qui lui ont été reprochés, en plus de présenter ses excuses devant le tribunal. Qu’ils ont 20 jours pour interjeter l’appel.
Autre point de ce dossier est la non-réaction des Autorités maliennes vis-à-vis de cette affaire. A savoir que dès le déclenchement de l’affaire jusqu’en ce moment, ni le Gouvernement encore moins le CNT n’ont réagi à travers même un petit communiqué de soutien. Pourquoi ? On ne saurait y répondre.
A coup sûr, après cette mésaventure, l’honorable Gassama, saura désormais mettre beaucoup d’eau dans son lait.
Mariam Sissoko
Source : Le Sursaut