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Traditionnel voeux à la presse : Me Mountaga Tall souhaite la fin de la transition et l’annonce des élections
Publié le lundi 2 fevrier 2026  |  Le Soir de Bamako
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© aBamako.com par momo
Atelier de validation du projet de Politique Nationale de la Science, de la Technologie et de l’Innovation
Bamako , le 10 novembre 2015 le ministre de l’Enseignement Supérieur Me Mountaga Tall a présidé l’ Atelier de validation du projet de Politique Nationale de la Science, de la Technologie et de l’Innovation au Radisson Blu
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L’ancien chef du parti CNID-Faso Yiriwa Ton, Me Mountaga Tall, a respecté sa traditionnelle présentation de vœux à la presse, un exercice qu’il accomplit depuis vingt-sept ans, année après année. Cette initiative, devenue une véritable tradition, a par la suite été reprise par les chefs d’État, la classe politique ainsi que d’autres acteurs de la vie publique malienne.

« Je faisais cette présentation en ma qualité de chef d’un parti politique, le Congrès national d’initiative démocratique – Faso Yiriwa Ton. Mais, cette année, je l’ai faite en qualité de citoyen attaché à la presse », a-t-il expliqué. En ce début d’année 2026, Me Tall appelle à la libération de tous les journalistes privés de liberté et à la fin de toute forme de restriction de ces libertés. Il souhaite également que la fin de la Transition, avec l’organisation d’élections régulières et inclusives, soit annoncée. « À l’orée de cette année 2026, me remémorant ma brève mission de directeur de publication en des moments difficiles, et me croyant, à tort ou à raison diront certains, démocrate profondément convaincu du rôle et de la place des médias dans notre pays, je voudrais adresser, en mon nom et en ma qualité de citoyen viscéralement attaché à la presse, mes vœux de bonne et heureuse année à l’ensemble des actrices et acteurs de ce segment essentiel à la vie de la Nation », a-t-il déclaré à l’endroit de la presse malienne et internationale.


Le 17 janvier 2024, présentant ses vœux à la presse, il avait conclu en ces termes: « Voici exactement 25 ans que je vous présente, en mon nom et en celui du CNID-FYT, mes vœux. Je souhaite et je prie ALLAH SWT de m’entendre que ces vœux soient les derniers que je présente au nom de ce parti, le Congrès national d’initiative démocratique (CNID-Faso Yiriwa Ton), qui m’a tant donné. Cela ne signifie nullement que la tradition, aujourd’hui ancrée et adoptée par beaucoup, sera remise en cause : elle se poursuivra et s’améliorera sans doute, Inch’ALLAH ! Ainsi, je ne vous fais pas un adieu ; j’exprime juste un souhait : vous formuler mes vœux ailleurs, autrement. » En effet, il a expliqué qu’à travers ces vœux, il avait exprimé le désir d’une nouvelle orientation personnelle, de nature à le décharger de ses responsabilités partisanes. Cette évolution est aujourd’hui rendue effective par la dissolution des partis politiques, une décision qu’il continue toutefois, avec d’autres, de contester devant les tribunaux. « Cette profession de foi de 2024 confirme, si besoin en était, que la Résistance par le Droit que nous menons ne procède d’aucune ambition personnelle : ma décision de quitter la vie partisane avait été officiellement annoncée. Elle sera définitive à l’issue des batailles judiciaires en cours, conduites au nom de la préservation de la démocratie, de la République et des libertés », indique l’ancien ministre de la Communication. Aux dires de Me Tall, faire des vœux consiste à souhaiter la réalisation de ce que l’on désire pour soi ou pour autrui, tout en contribuant, autant que possible, à leur concrétisation.

À l’endroit de la presse, pour l’année 2026, il a formulé dix vœux, portant notamment sur la dépénalisation des délits de presse, jugée cruciale pour garantir une expression libre mais responsable ; le renforcement des structures faîtières, en particulier à travers l’opérationnalisation du Conseil des pairs ; l’octroi de pouvoirs accrus, une meilleure organisation et une implication plus forte de ces structures dans la gestion des affaires de la presse ; une formation initiale et continue de haut niveau ; ainsi qu’une aide publique effective susceptible de consolider une presse libre et économiquement viable.

Il a également souhaité l’opérationnalisation rapide du FONSOPRESSE, la libération de tous les journalistes privés de liberté et la fin de toute forme de restriction de ces libertés, l’instauration de relations de collaboration et de compréhension mutuelle avec les institutions assurant la « tutelle » fonctionnelle, notamment le ministère de tutelle et la HAC, ainsi qu’avec les acteurs des réseaux sociaux. Il a enfin insisté sur l’exercice du métier dans un environnement sûr et sans entrave, partout dans le monde, en ayant une pensée particulière pour les journalistes enlevés, portés disparus, empêchés d’exercer, emprisonnés ou assassinés, et a appelé à la fin de la confusion entre médias publics et médias d’État. Au-delà de la presse, Me Tall a également formulé dix vœux à l’endroit de la Nation.

Il a souhaité que la paix se substitue aux affrontements et à la guerre, que la résilience cède la place à la prospérité et que le dialogue ainsi que l’entente remplacent la contrainte sous toutes ses formes.

Il a aussi appelé à une production accrue de richesses nationales afin de réduire le recours fréquent, voire permanent, aux emprunts, tout en espérant que les inaugurations suivent effectivement les poses de première pierre. Selon lui, le vécu quotidien de nos compatriotes doit annoncer la concrétisation des promesses de lendemains meilleurs, que le rassemblement exclue toute forme d’exclusion, que la justice s’impose en toute circonstance et que force reste toujours à la loi. Il a en outre exprimé le vœu de voir la normalité remplacer les crises et leur gestion aléatoire, ainsi que l’annonce de la fin de la Transition à travers l’organisation d’élections régulières, libres, démocratiques, transparentes et inclusives.

Enfin, il a réitéré son souhait de voir pleinement reconnue la dimension spirituelle de la société malienne, à travers l’inscription du Nouvel An hégirien parmi les fêtes légales en République du Mali et l’adoption des mesures réglementaires nécessaires pour rendre effectif le mariage religieux. ■

YOUSSOUF KONATE

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