Après le retrait de la candidature de M Harouna Kanté, le Président par intérim de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Madiou Simpara est le seul candidat en lice et sera à coup sûr plébiscité par les délégués pour un nouveau mandat de cinq ans.
Celui du renouveau et de la relance du secteur privé au Mali. Ce plébiscite qui pointe à l’horizon pour le candidat Madiou Simpara, loin d’être un chèque en blanc, est une lourde responsabilité que le grand opérateur économique, Simpara doit assumer. En effet, pour être à la hauteur de cette confiance que les délégués vont placer en lui, il aura besoin d’une équipe dynamique capable de relever les multiples et complexes défis qui se posent au secteur privé en général et la CCIM en particulier. Voici quelques défis majeurs que l’équipe dirigée par Madiou Simpara doit relever au grand bonheur des opérateurs économiques et de l’économie malienne dans sa globalité.
A quelques encablures de l’élection du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, le suspense semble totalement levé avec le retrait par Harouna Kanté de sa candidature, après celle de Mme Aïssata Lah. L’on pourrait affirmer sans risque de se tromper qu’aucun obstacle ne semble se dresser sur la voie du candidat Simpara qui est en route pour un mandat de cinq ans renouvelable. En effet, pour prétendre solliciter un autre mandat il revient au Président de travailler afin d’atteindre un certain nombre d’objectifs pouvant constituer son bilan. En d’autres termes le nouveau Président élu doit relever trois défis majeurs. Le premier défi serait de rassembler tous les opérateurs économiques relevant de sa compétence et même au-delà afin de créer une atmosphère conviviale et susciter une saine émulation entre les opérateurs économiques sans animosité ni haine. Pour rappel la CCIM a toujours été une organisation consulaire en crises. Donc le consensus assorti d’un plébiscite de Madiou Simpara doit être un atout pour fédérer toutes les tendances au sein de l’organisation.
Le deuxième défi est celui de la relance du secteur économique en créant une relation de collaboration avec les autres institutions consulaires et regroupements économiques pour un secteur privé dynamique compétitif, pourvoyeur d’emplois et véritable moteur du développement. Pour atteindre ces objectifs, le nouveau Président et son équipe doivent, dès leur prise de fonction, entamer une série de rencontres avec les autres secteurs formant la même entité « affairo-économico-financière » afin de créer un cadre de collaboration étroit avec toutes les structures socioéconomiques au grand bonheur du secteur privé. Ces différentes rencontres doivent aboutir à la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire attrayant et avantageux pour la promotion du secteur privé.
Le troisième défi serait de créer un cadre de collaboration décomplexé avec l’Etat pour un accompagnement du secteur privé. La nouvelle équipe dirigeante de la CCIM doit créer les conditions d’un appui de l’Etat au secteur privé, avec non seulement l’érection d’un fonds d’appui aux opérateurs économiques afin de booster le secteur privé. En effet, une banque dédiée au financement des opérateurs économiques avec un taux attrayant comme c’est le cas dans beaucoup de pays, serait l’idéal.
En somme le plébiscite de Madiou Simpara n’aura de sens que quand à la fin du mandat, les mandants sont largement satisfaits. La période de clémence serait de courte durée ; donc Il a du pain sur la planche et ces défis loin d’être abyssaux sont largement à sa portée. Pleins succès à la nouvelle équipe, celle issue de l’élection du 8 février 2026 pour une CCIM performante.