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Réunis en Assemblée générale de dénonciation à Djicoroni-Para : Les Malades de la lèpre interpellent le président Assimi Goita sur une tentative de spoliation de leurs parcelles à Kalabangougou
Publié le mercredi 4 fevrier 2026  |  Le Soir de Bamako
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Réunis en Assemblée Générale d’Informations dans la cour de l’hôpital de dermatologie, situé à Djicoroni-Para, le samedi 31 janvier 2026, les malades de la lèpre interpellent le président de la transition, le général d’armée Assimi GOITA, sur le calvaire qu’ils vivent depuis des années.

Ils demandent une implication du chef de l’État afin qu’un dénouement puisse être trouvé à leur problème de parcelles dans la zone de Kalabanbougou. Sous la houlette de leur président, Noulou Moussa Traoré, les malades dénoncent les pratiques des services du ministère de l’Urbanisme et du Domaine, qui s’efforcent de s’approprier les parcelles. Selon Noulou Moussa Traoré, le domaine litigieux appartient au ministère de la Santé, auquel il a été affecté par un décret présidentiel. Malgré cet état de fait, les services des domaines tentent de spolier le terrain. Face à cette situation délicate, les malades de la lèpre appellent à l’arbitrage du président Assimi GOITA afin de mettre fin à leur souffrance, notamment par la création d’un titre officiel pour l’hôpital et ses patients.

Selon les membres de l’association, c’est le moyen de mettre un terme aux gesticulations et autres pratiques du département des domaines qui tentent de s’attribuer des parcelles destinées aux malades.

Les malades de la lèpre à Kalabanbougou (Commune IV du district de Bamako) dénoncent régulièrement des tentatives de spoliation de leurs parcelles, une situation marquée par des années de tensions entre résidents, spéculateurs et autorités locales. Les parcelles concernées, d’une superficie d’environ 24 hectares, étaient initialement destinées à l’extension du village et au recasement des malades. Les résidents et l’association des malades de la lèpre dénoncent des manœuvres de « spéculateurs fonciers » qui tenteraient de s’approprier ces terres. Des plaintes ont été déposées par le passé, notamment contre le maire de la Commune IV. Le litige a également impliqué des figures publiques comme l’ancien ministre Mohamed Ali Bathily, qui avait ordonné la création de 300 parcelles pour sécuriser les droits des malades.

En 2018, des rapports indiquaient que le Centre National d’Appui à la lutte contre la Maladie (CNAM) et les malades avaient commencé à recouvrer certains de leurs droits sur ces terres après de longues batailles judiciaires. Malgré ces avancées, la pression foncière à Bamako rend ces zones vulnérables à de nouvelles tentatives d’occupation illégale ou de revente frauduleuse. ■

LAYA DIARRA
Soir de Bamako
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