Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé ce samedi 7 février sur la colline de Badalabougou au lancement de la première phase du concours de recrutement de 200 agents de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. Cela, au titre de l’exercice budgétaire 2025.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des effectifs impulsée depuis l’avènement de la Transition. Elle répond également aux instructions du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, pour garantir l'efficacité des missions assignées à la justice malienne.
C’est aux environs de 10 heures, dans l’amphithéâtre 500 de la FSEG, que le ministre chargé de la Justice a ouvert l’enveloppe contenant l’épreuve de culture générale devant les membres du comité d’organisation. Les candidats ont été invités à plancher pendant trois heures sur un sujet unique : « Que pensez-vous de cette affirmation selon laquelle : le travail assure l’indépendance ? ». Avant de visiter d'autres salles, le ministre Kassogué a prodigué des conseils utiles aux postulants, tout en rappelant l'importance de la discipline.
Dans une interview accordée à la presse, le Garde des Sceaux a insisté sur la place centrale qu’occupent les services pénitentiaires dans la chaîne judiciaire. Il a rappelé que ces agents ont la lourde responsabilité de veiller à ce que les détenus, y compris les profils les plus sensibles comme les terroristes ou les grands criminels, soient gardés dans le respect des droits de l’Homme, de l’hygiène et de la santé. Au-delà de la surveillance, l'objectif est de faire de la prison un lieu de réinsertion pour que les détenus redeviennent meilleurs avant leur retour dans la société.
Pour assumer ces fonctions délicates, le département en charge de la Justice mise sur des recrues dotées de capacités techniques et morales irréprochables. Le ministre Mamoudou Kassogué a assuré que le processus sera marqué par la transparence et l’objectivité afin de retenir les meilleurs profils, qui suivront ensuite une formation militaire et professionnelle rigoureuse.
Souleymane SIDIBÉ