La crise des hydrocarbures qui a éclaté en septembre 2025 a constitué l’un des défis les plus sensibles pour le gouvernement de Transition.
Les pénuries constatées dans plusieurs régions, les files interminables devant les stations-service et les soupçons de fraude massive ont révélé les fragilités d’un secteur stratégique pour l’économie et la vie quotidienne des Maliens.
Face à cette situation, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a pris la tête du comité interministériel de gestion des crises, en adoptant une approche à la fois sécuritaire et administrative.
Dès les premières semaines, des mesures d’urgence ont été déployées pour sécuriser les circuits d’approvisionnement et rétablir la distribution. Mais le Premier ministre a rapidement compris que la crise ne pouvait être résolue uniquement par la force : il fallait s’attaquer aux mécanismes de fraude et de détournement qui gangrenaient le secteur. Sa visite à la Douane, en octobre 2025, a marqué un tournant. Sur place, il a donné des instructions fermes pour renforcer les contrôles, responsabiliser les agents et instaurer une traçabilité rigoureuse des cargaisons. L’innovation majeure fut l’introduction du traçage GPS des citernes, permettant de suivre en temps réel les mouvements des hydrocarbures et de prévenir les détournements.
Parallèlement, les forces de défense et de sécurité ont intensifié les opérations contre les réseaux de contrebande, tandis que l’administration renforçait la coordination entre Douane, distributeurs et autorités locales. Cette double approche - sécuritaire et administrative - a progressivement permis de stabiliser la situation. Les stations-service ont retrouvé un rythme d’approvisionnement plus régulier, les pratiques frauduleuses ont reculé et la confiance des opérateurs économiques s’est rétablie.
Lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au président Assimi Goïta, le mercredi 4 février 2026 à Koulouba, Abdoulaye Maïga a pu dresser un bilan sommaire des résultats obtenus. Il a souligné que la crise avait été contenue grâce à la mobilisation du comité de gestion, aux mesures de traçabilité et à la fermeté des instructions données. Les pénuries massives ont été résorbées, les circuits de distribution assainis et les recettes douanières ont commencé à se redresser.
Ce bilan, présenté devant le Chef de l’État, illustre la capacité du gouvernement à transformer une crise en opportunité de réforme. La gestion administrative, adossée à une vigilance sécuritaire, a permis non seulement de rétablir l’approvisionnement, mais aussi de poser les bases d’une régulation durable du secteur des hydrocarbures. En conjuguant fermeté et innovation, le Premier ministre a démontré que le pari de la transparence et de la rigueur pouvait être gagnant.