Ce qui devait être une veillée funèbre s’est transformée en scène de stupeur et d’émotion dans un quartier de Bamako.
Un homme O.T, déclaré mort quelques heures plus tôt par un médecin dans un Centre hospitalier universitaire (CHU), a repris vie alors que sa famille s’apprêtait à organiser son inhumation prévue le lendemain à 14 heures.
Selon des témoignages concordants, O.T avait été officiellement qualifié de décédé à la suite d’un malaise. Informée, sa famille a immédiatement entamé les préparatifs des obsèques. Des bâches et des chaises ont été installées dans la concession familiale, tandis que nourriture, eau en sachet et autres commodités affluaient de toutes parts pour accueillir parents, voisins et proches venus présenter leurs condoléances.
La dépouille a ensuite été transportée à la morgue. C’est là que l’inattendu s’est produit. Alors que les pleurs fusaient et que les derniers rites commençaient à s’organiser, O.T. aurait bougé sur son brancard, avant de se mettre à tousser à l’entrée même de la morgue.
La scène, jugée surréaliste par plusieurs témoins, a provoqué panique et étonnement. Les agents présents ont immédiatement alerté les services médicaux. L’homme, conscient mais très affaibli, a été conduit en urgence à l’hôpital où il a été admis pour une prise en charge médicale. Un médecin lui a rapidement posé une perfusion de sérum afin de stabiliser son état.
Si son état actuel serait jugé stable, l’incident soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de constatation du décès et la fiabilité des procédures médicales. Une enquête interne pourrait être ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette déclaration erronée.
Pour la famille, passée en quelques minutes des larmes de deuil aux larmes de joie, l’événement reste vécu comme un véritable miracle. « Dieu a décidé autrement », confie un proche, encore sous le choc.