Après un temps d’arrêt des travaux, consécutif à la pénurie du carburant, les travaux de la route Bamako Koulikoro ont redémarré la semaine dernière. Ce jeudi 5 février 2026, la Direction Générale des Routes a effectué une visite de terrain pour constater de visu la reprise effective des travaux d'aménagement du tronçon urbain de la Route Nationale n°27, reliant Bamako à Koulikoro par l’entreprise. Entre mobilisation technique et volonté politique, l'heure est au rattrapage.
Cette reprise fait suite au cri d’alarme des populations riveraines qui se plaignaient de la poussière rouge. Taux de réalisation 24,45%.
Le vrombissement des engins de chantier sur l'axe Bamako-Koulikoro n’est plus un lointain souvenir.
Ce jeudi, le Directeur Général des Routes Mamadou Sow a effectué une visite de terrain pour s'assurer
que les promesses de reprise s’étaient concrétisées en acte. Le constat est sans appel : le groupement d’entreprises COVEC Mali-EGK, accompagné de la mission de contrôle, est à nouveau à pied d’œuvre.
Un déploiement stratégique en centre-ville
Le cœur du projet bat actuellement entre le carrefour du Grand Hôtel de Bamako et le rond-point du
commissariat du 3ème arrondissement. Sur cette section névralgique pour la fluidité urbaine, les équipes
se concentrent sur :
Le terrassement : Préparation structurelle des sols pour accueillir la nouvelle chaussée.
L’assainissement : La fouille des dalots, étape cruciale pour garantir la pérennité de l'ouvrage face aux intempéries.
Libération de l’emprise : En parallèle, les opérations de démolition de bâtiments impactés et le nettoyage des zones de travaux se poursuivent pour dégager les voies nécessaires à l'élargissement.
L'impératif du rythme : rattraper le temps perdu À l'arrêt du chantier, le compteur affichait un taux
d'avancement de 24,45 %.
Un chiffre que les autorités entendent faire grimper rapidement. Le Directeur Général des Routes M. Sow a été on ne peut plus clair : la dynamique actuelle ne doit pas faiblir.
« Des discussions intenses sont en cours avec l'entreprise pour accélérer la cadence. L’objectif est simple : optimiser les cycles de production pour compenser les délais consommés durant la suspension des travaux », a souligné la direction.
Un enjeu de mobilité majeure
La RN27 n'est pas qu'une simple route ; c'est un cordon ombilical économique. Son aménagement en 2x2 voies dans sa section urbaine est attendu par des milliers d'usagers qui subissent quotidiennement les congestions monstres entre la cité des Trois Caïmans et la capitale du Méguétan.
Le groupement COVEC Mali-EGK semble avoir pris la mesure de l'urgence. Le chantier est aujourd'hui
jugé « bien fourni » en hommes et en machines, signe d'une logistique retrouvée. Pour les riverains et les transporteurs, cette reprise est plus qu'un chantier de génie civil : c'est le signal d'un retour à une mobilité fluide et sécurisée.