Dans les espaces de discussion informels, notamment au sein des grins, la récente décision des autorités concernant la gestion des équipements électriques dans l’enceinte du camp militaire de Kati suscite des réactions globalement favorables.
Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une mesure forte, perçue comme un signal de rigueur dans la gestion des ressources énergétiques.
Les membres du grin saluent particulièrement le caractère symbolique de cette décision, estimant qu’elle traduit un courage décisionnel notable, d’autant plus qu’elle émane d’une autorité militaire s’adressant à son propre environnement. Selon eux, cette démarche renforce l’idée d’une gouvernance orientée vers l’intérêt général, sans traitement préférentiel.
Selon les informations rendues publiques, une circulaire datée du 3 février 2026, signée par le commandant de la zone n°3 du camp militaire de Kati, ordonne le retrait des machines à glace ainsi que des frigos et congélateurs excédant le seuil de trois appareils par famille. L’échéance fixée pour l’application de cette mesure est le 20 février 2026. L’objectif affiché est de limiter les pannes électriques et les chutes de tension liées à une consommation excessive d’électricité.
Dans un contexte marqué par les tensions sur l’approvisionnement énergétique, les membres du grin jugent cette décision indispensable. Ils y voient également un appel à une prise de conscience collective sur l’utilisation rationnelle de l’électricité. Pour eux, l’usage excessif d’un courant subventionné ou gratuit pose une question d’équité, alors que certaines zones du pays continuent de faire face à des difficultés d’accès à l’énergie.
Ils soulignent par ailleurs que la multiplication des congélateurs, particulièrement en période de Ramadan, accentue la pression sur le réseau électrique. Dans cette optique, la mesure est perçue comme un mécanisme correctif visant à réduire les disparités et à promouvoir une gestion plus équitable des ressources énergétiques.
Les intervenants appellent enfin les autorités à maintenir cette ligne de fermeté, estimant que ce type de décisions reste nécessaire pour faire face aux défis énergétiques, préserver la cohésion sociale et accompagner les efforts de stabilisation du pays.