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Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice, lors du lancement de la 4è édition de la Semaine de la Justice : « Nous voulons … que force reste à la loi »
Publié le vendredi 13 fevrier 2026  |  Le challenger
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© aBamako.com par MS
Cour d`Appel de Bamako
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La quatrième édition de la Semaine de la Justice a été officiellement lancée le lundi 9 février 2026.


Placée sous le signe de la continuité dans la vision de rapprochement entre l’institution judiciaire et les citoyens, cette édition s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les autorités. À cette occasion, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a réaffirmé la nouvelle orientation de la justice malienne : mettre fin à l’impunité, mieux faire connaître aux citoyens le rôle de la justice et ses acquis, et garantir que la loi demeure la référence suprême en toutes circonstances.


«Appelée à s’institutionnaliser dans le temps », la Semaine de la Justice a été instituée par décision du 10 octobre 2022 du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a rappelé le président de la commission d’organisation, Secrétaire général du département, Boubacar S Diarrah. L’objectif est de promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant, capable de restaurer la confiance des citoyens. La justice malienne poursuit ainsi sa transformation à la fois structurelle et organisationnelle.

Le ministre Mamoudou Kassogué a évoqué les succès enregistrés par son département, tout en reconnaissant les défis qui demeurent. Il a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique enclenchée, soulignant que son département bénéficie de « la confiance et du soutien total du président de la Transition, chef de l’État », auquel il a exprimé sa reconnaissance pour son accompagnement constant. Selon le Garde des Sceaux, la Semaine de la Justice a démontré que « la justice n’est plus la grande muette », rompant avec une posture longtemps jugée distante et incomprise. Dans un contexte où les citoyens recherchent une information accessible en temps réel, l’institution judiciaire se doit de s’adapter en renforçant la communication, la visibilité de ses actions et la reddition des comptes.

Évoquant les réalisations de l’année écoulée, le ministre est revenu sur l’organisation du Forum national sur la justice, dont la phase nationale s’est tenue les 29 et 30 octobre 2025 à Bamako, après des concertations régionales couvrant les 19 régions administratives et le district de Bamako. Ces assises ont permis, selon lui, d’instaurer « un débat franc » entre la justice et les citoyens, marqué par des critiques, observations et recommandations formulées sans tabou. Les conclusions ont été consignées dans un « Livre blanc » qui servira de boussole pour l’amélioration du service public de la justice dans les prochaines années.



‘’Nous faisons en sorte qu’il n’y ait plus de bras long…’’

Dans cette dynamique, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’assurer l’égalité de tous devant la loi : « Nous faisons en sorte qu’il n’y ait plus de bras long, pour que force reste à la loi ». La justice étant rendue au nom du peuple, chaque citoyens comme acteur judiciaire doit s’y soumettre. Il a également indiqué que les agents les plus méritants seront récompensés, tout en mettant en garde contre les pratiques contraires à l’éthique judiciaire. Car la faute sera aussi sanctionnée

2025, une année
charnière

L’année 2025 a marqué une étape importante avec des réformes juridiques, institutionnelles et organisationnelles. Après l’adoption du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale, ainsi que la création de nouvelles structures, le défi majeur reste leur pleine opérationnalisation afin de concrétiser le nouveau visage de la justice. Cette dynamique repose sur quatre axes principaux : la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines, la modernisation de l’appareil judiciaire et l’amélioration de la gestion des droits de l’homme. S’agissant de la lutte contre l’impunité, notamment en matière de corruption et de délinquance économique et financière, les années 2024 et 2025 ont constitué un tournant décisif pour le Pôle national économique et financier, avec des procédures ayant permis le recouvrement direct et indirect de centaines de milliards de francs CFA au profit du Trésor public. Le ministre s’est également félicité de l’indépendance croissante de la justice dans le traitement des affaires.


Il a ajouté que l’action coordonnée du Pôle national économique et financier, des juridictions de droit commun et de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués permettra de renforcer l’efficacité de la saisie et de la gestion des avoirs criminels.

456 auditeurs de
justice en formation

Le renforcement des ressources humaines constitue également un axe majeur de la réforme. Au total, 456 auditeurs de justice sont actuellement en formation, recrutés sur les exercices budgétaires 2022, 2023, 2024 et 2025, soit presque l’équivalent des effectifs actuels des magistrats en activité, estimés à 498. Selon le ministre, cette politique de recrutement permettra d’éviter une pénurie critique de magistrats et de consolider durablement le système judiciaire. Ces auditeurs bénéficieront d’un suivi spécifique et d’une formation initiale rigoureuse à l’Institut national de formation judiciaire.


Casier judiciaire, certificats de nationalité…obtenus en ligne


La modernisation de l’administration judiciaire se traduit également par la mise en place de services en ligne pour l’obtention du casier judiciaire, des certificats de nationalité et de certains dossiers judiciaires, offrant ainsi des gains de temps, d’efficacité et de transparence tant pour les usagers que pour les services judiciaires.


Ousmane Tangara

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