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Les revenus financiers de l’AFS en 2025 : Plus de 400 millions de F CFA encaissés
Publié le dimanche 15 fevrier 2026  |  Mali Tribune
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Les comptes de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou Courani (AFS) sont au vert avec des ressources en progression de plus de 400 millions de F CFA en 2025 contre 300 millions de F CFA en 2024.

L’Abattoir frigorique de Sabalibougou Courani a sacrifié à la tradition avec la tenue de la session de son 13e conseil d’administration, sous la présidence de Youba Ba, ministre de l’Elevage et de la Pêche. Au menu, le bilan du programme d’activité 2025 et le programme d’activité 2026.

Au chapitre des ressources, les comptes de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou (AFS) sont au vert. Les recettes encaissées en 2025 dans les taxes d’abattages atteignent plus de 400 millions de F CFA contre 300 millions de F CFA en 2024.

La session a planché sur les réalisations en 2025. A ce niveau, le programme d’abattage des animaux (bœufs, chameaux, moutons, etc.) et le programme de constructions ont été réalisés à hauteur de 83 %. Il s’agit notamment de la construction de deux parcs d’attente de bétail; de deux aires d’abattages pour les petits ruminants et de la porte d’entrée des animaux.

L’année 2026 est également consacrée aux grands travaux. La première activité concerne la rénovation de la grande salle d’abattage. Ensuite, l’augmentation de la puissance du groupe électrogène pour faire face aux coupures d’électricité, la rénovation de l’entrée principale du parc à bétail ainsi que la réalisation d’un forage.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les bouchers, éleveurs et vendeurs de bétail. Ce sont nos partenaires privilégiés. C’est grâce à eux que l’abattoir tire l’essentiel de ses revenus et a pu rehausser ses ressources en 2025. C’est pourquoi, le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, leur a rendu un vibrant hommage et visiter leurs installations», a confié Arouna Sangaré, l’Administrateur provisoire de l’AFS. Selon ce dernier, un boucher qui égorge 100 à 120 animaux par jour achemine désormais l’ensemble de son bétail à l’AFS. Il revient à ses ouvriers de les conduire dans la salle d’abattage.

« Cette bonne collaboration et ce climat d’entente cordiale a eu un impact positif sur notre budget 2025», affirme M. Sangaré. Pour qui la moyenne d’abattage est passée de 100 à plus de 300 têtes par jour grâce à l’adoption de la stratégie qui consiste à amener les boucher à stocker leurs animaux dans les parcs de l’AFS.

Les parcs de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou sont ouverts à tous. « Si quelqu’un en a besoin, il peut passer par nous, à condition qu’il ait ses propres bouchers pour faire le boulot », soutient l’Administrateur provisoire. A ses dires, l’abattage des animaux au sein d’un abattoir comporte d’énormes avantages sur les plans sanitaire et hygiénique. En ce sens que tous les déchets comme le sang, les bouses, etc., restent à l’abattoir. En plus, la viande est inspectée pour détecter les cas de maladies. Les viandes impropres à la consommation humaine pour cause de maladie sont directement incinérée à l’abattoir.

Les abattages clandestins, de réels dangers

« Les abattages clandestins sans l’intervention de vétérinaires et de cadres adaptés, sont de réels dangers pour les populations et nuisent à la santé et à la rentabilité de notre abattoir. L’Abattoir de Sabalibougou dispose d’installations adaptées et d’importants moyens humains qualifiés pour contrôler la qualité du bétail et de la viande dans un environnement sain et régulièrement salubre », témoigne M. Sangaré.

A à en croire le premier responsable de l’AFS, une viande tuberculeuse non inspectée et vendue clandestinement à de vils prix au marché, est source de maladies mortelles et peut contaminer des milliers de familles et de consommateurs à la fois. « C’est pour cette raison, qu’il faut toujours se rassurer qu’une viande de boucherie provient d’un abattoir avant de l’acheter. En plus les coupables d’abattages clandestins doivent être dénoncés et punis conformément à la loi », prévient M. Sangaré.



Aliou O. Touré

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