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Ramadan 2026 : Au-delà de la dimension religieuse
Publié le jeudi 19 fevrier 2026  |  Mali Tribune
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© aBamako.com par MS
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La communauté musulmane du Mali débute dans quelques jours le jeûne du mois de ramadan, l’un des cinq piliers fondamentaux de l’islam.

Cette année, il se tiendra sur fond de multiples crises. Ce contexte amène des sociologues à porter un regard sur la question au-delà de sa dimension religieuse. Il faut "un mélange de foi et de sursaut citoyen" autour du jeûne de cette année, estime Dr. Bamoussa Coulibaly.


Quatrième pilier de l’islam, le jeûne du mois ramadan, au-delà de sa dimension religieuse, est un moment de communion au Mali. Dr. Bamoussa Coulibaly, sociologue, y voit un facteur de consolidation des liens sociaux. "Les repas offerts à la belle famille sont des occasions de raffermissement des liens sociaux. Le jeûne est aussi un lieu privilégié de la rencontre entre le religieux et le culturel", analyse-t-il.

Selon Dr. Coulibaly, le ramadan 2026 se tient dans un contexte de "convalescence" économique dont le point culminant fut la crise du carburant. Il explique que cette crise s'ajoute au phénomène récurrent de la flambée des prix devenue un scénario quasi classique à la veille de chaque ramadan depuis des années.

A l’en croire, "les conséquences de cette crise plombent encore par endroits les tentatives de reprise normale des activités liées au transport et à la libre circulation des personnes et des biens malgré les efforts titanesques des autorités à trouver une réponse durable à la crise sécuritaire à l'intérieur du pays".

Le panier de la ménagère qui souffre déjà de ces crises depuis une décennie risque de se fragiliser davantage au regard de la particularité du mois de ramadan de cette année, de l’avis du sociologue. D’où la nécessité, préconise-t-il, "de rationaliser les dépenses à tous les niveaux vu le contexte de crise".

Par rapport aux charges et autres dépenses qui s’accroissent durant ce mois, Dr. Coulibaly juge important de viser l'essentiel et, surtout, de ne pas investir pour sauver les apparences et se conformer aux habitudes.


"Le contexte impose des changements de comportements. La crise énergétique et récemment celle du carburant ayant conduit à l'arrêt ou au ralentissement de certaines activités, il n’est donc pas une surprise qu'une importante frange de la population qui anime en temps normal le secteur informel soit affectée durant cette période du jeûne qui finit par la fête de ramadan qui engage à son tour son lot de dépenses", ajoute l’expert.

Si pour le sociologue des initiatives d'assistance du gouvernement en direction des populations touchées par l'insécurité et la précarité et l’augmentation légère de la valeur indiciaire sont à saluer dans le contexte actuel, elles doivent être accompagnées par un élan de solidarité entre tous les Maliens.

"Autant la résilience n'a pas pris de rides malgré les épreuves, autant tous les Maliens, à l’unisson, doivent faire preuve de mesure et de responsabilité face à la stabilité des prix des denrées de première nécessité. Quant au gouvernement, il doit redoubler de vigilance par rapport aux prix des denrées et autres produits de consommation", préconise l’interlocuteur.

"Les récentes crises du carburant ont révélé un autre type de citoyen dont l'objectif est de s'enrichir pendant les périodes de dèches collectives. Il faut prendre des mesures coercitives à défaut, créer les conditions d'une insurrection citoyenne pour le bien-être commun", conclut-il.

Kadiatou Mouyi Doumbia


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