Le 16 février 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie sahélienne comme le jour où la "Realpolitik" a rencontré la fraternité d'armes.
Alors que les oiseaux de mauvais augure prédisaient une fissure au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a transformé son tapis rouge à Alger en un tribunal de la raison et de la souveraineté. Loin d’un cavalier seul, le chef de l’État nigérien a mené une «diplomatie de combat», forçant la puissance algérienne à choisir son camp: celui des peuples africains ou celui des ombres du passé.
Le «Non» d’Alger à l’imam Dicko: le premier fruit de la fermeté
L’information est tombée, discrète mais électrique: les autorités algériennes n’ont ni accepté, ni facilité une rencontre entre l’Imam Mahmoud Dicko, figure de l’opposition malienne en exil, et le Président Abdourahmane Tiani. Selon nos sources, Alger a compris qu’une telle mise en scène nuirait gravement à ses propres «intérêts stratégiques».
C’est une victoire diplomatique majeure pour Bamako, obtenue par la main de Niamey. En verrouillant l'accès à l'opposant malien, l'Algérie envoie un signal clair: elle n'est plus disposée à servir de sanctuaire aux voix qui contestent le pouvoir de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le message de Tiani a été reçu avant même d'être prononcé : on ne peut prétendre être un «frère» tout en hébergeant ceux qui cherchent à ébranler la maison d'à côté.
La vérité historique comme bouclier
Le génie du discours de Tiani réside dans son audace morale. En rappelant au président Abdelmadjid Tebboune que l’Algérie a saigné pendant plus d’un siècle sous le joug colonial, il a posé un ultimatum éthique. Le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a placé Alger face à son miroir: comment un pays qui a payé le prix du sang pour sa liberté pourrait-il, par action ou par omission, devenir la base arrière d'une déstabilisation orchestrée par l'ancien colonisateur ? En invoquant la souffrance commune, Tiani a transformé l'Algérie, de médiateur distant en partenaire de «tranchée».
Une médiation de fait pour le Mali
Pour Bamako, ce voyage n'est pas un camouflet, mais une victoire par procuration. En obtenant l'engagement de l'Algérie de se tenir dans la même ligne de front contre le terrorisme, Tiani a arraché ce que le Mali réclamait depuis des mois: la fin de l’ambiguïté. Le Niger n’a pas planté un poignard dans le dos du Mali; il a plutôt tendu une passerelle d'acier au-dessus du fossé diplomatique. En sécurisant ce flanc nord, Tiani offre au Général d’Armée Assimi Goïta une profondeur stratégique nouvelle.
Le Gazoduc Transsaharien: Le ciment de la souveraineté
Au-delà de la sécurité, le lancement des travaux du gazoduc après le Ramadan insuffle une dimension économique vitale à l’AES. Ce n'est pas qu'une affaire de devises, c’est le symbole d'une Afrique qui dessine ses propres cartes. En liant le destin énergétique du Niger à celui de l'Algérie, le président Abdourahmane Tiani s'assure que toute secousse frappant l'AES fera trembler les intérêts d'Alger. C’est la naissance d'une «défense mutuelle» par l'économie.
La leçon de Niamey
En fin de compte, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a prouvé que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un bloc isolé, mais une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, comme l'éviction diplomatique de Mahmoud Dicko lors de son séjour, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité et se bétonne dans les bureaux d'Alger. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.
Par la Rédaction
Les coulisses d’un dégel :
Quand l’ombre des services sécurise la diplomatie
Derrière les poignées de main officielles, une coordination intense s'est jouée entre les services de renseignement de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Sécurité Militaire algérienne. Le refus d’Alger de laisser l’Imam Mahmoud Dicko approcher la délégation nigérienne est le résultat d’un «pacte de sincérité» exigé par Niamey.
Les points clés:
Fin du double jeu: Alger sacrifie ses anciens leviers d'influence (opposants en exil) pour garantir la viabilité du projet de gazoduc.
Unité de l'AES: Le silence stratégique du Général d’Armée Assimi Goïta à Bamako confirme une confiance totale envers le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, agissant comme diplomate en chef du bloc.
Axe Sécuritaire: Un canal de communication direct est réactivé pour surveiller les mouvements suspects à la frontière Nord.
La leçon de Niamey
Le Général d’Armée Tiani a prouvé que l’AES est une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.
Du gaz dans les veines, de l’espoir dans les cœurs :
Le pari industriel de l’AES
Au lendemain du sommet historique d’Alger, une question brûle toutes les lèvres, de Bamako à Niamey, en passant par Gao et Agadez: l’annonce du lancement du Gazoduc Transsaharien (TSGP) après le mois de Ramadan est-elle enfin le signal du décollage économique tant attendu ?
Pendant des décennies, nos richesses ont traversé nos terres sans jamais s'y arrêter, alimentant des industries lointaines pendant que nos villages restaient dans l’obscurité. Aujourd'hui, le projet validé par le Général Tiani et son homologue Tebboune change la donne. Ce n'est plus seulement du gaz qui circulera dans ces tuyaux, c'est la promesse d'une souveraineté énergétique retrouvée pour l'Alliance des États du Sahel (AES).
Un projet pour le peuple, pas seulement pour les chiffres
Dans les marchés et les «grins» de Bamako, l'enthousiasme se mêle à une exigence légitime. Les populations ont compris que la stabilité sécuritaire ne peut durer sans une prospérité partagée. Le TSGP est perçu comme:
Le moteur de l'emploi: Des milliers de bras seront nécessaires pour ce chantier du siècle.
L'énergie à moindre coût: La perspective de voir nos centrales thermiques alimentées par un gaz régional laisse entrevoir une baisse de la facture d'électricité pour les ménages et les artisans.
Le rempart contre l'exode: En fixant le développement au cœur du Sahara, on offre une alternative à notre jeunesse face aux sirènes de la migration ou des réseaux criminels.
Le défi de la protection
Mais ne nous y trompons pas. Un projet d'une telle envergure sera la cible de ceux qui veulent voir le Sahel échouer. C'est ici que la «diplomatie de la tranchée» prend tout son sens. La sécurisation de ce corridor énergétique devient le ciment d'une coopération militaire indéfectible entre l'Algérie, le Niger et le Mali. Protéger le gazoduc, c'est protéger notre avenir commun.
L'Afrique qui décide
L'Alliance des États du Sahel (AES) prouve une fois de plus qu'elle n'est pas qu'une alliance de défense, mais un projet de société. En arrachant cet accord, le Général Tiani a envoyé un message clair: l'Afrique du Sahel n'est plus un simple réservoir de matières premières, mais une force qui négocie son destin industriel.
Le ramadan 2026 ne sera pas seulement un temps de prière, il sera le prologue d'une ère nouvelle, où le feu du gaz saharien éclairera enfin le chemin de notre indépendance totale.
Par la Rédaction
Dossier spécial par la Rédaction 23 Février 2026 «Tiani à Alger»