Le 26 février 2026, Ouagadougou s’est transformée en capitale politique du Sahel. Dans une atmosphère solennelle, les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis pour finaliser la Feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES).
Sous la présidence du Général de Division Célestin Simporé, représentant du Burkina Faso, les délégations malienne et nigérienne, menées par les généraux Sadio Camara et Salifou Mody, ont travaillé à sceller une vision commune pour l’avenir de l’alliance.
Une rencontre sous haute tension
La réunion s’est ouverte par des hommages appuyés aux trois Chefs d’État - Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani - dont le leadership est jugé essentiel pour la cohésion de l’AES. Mais derrière les discours, l’urgence était palpable : le Sahel fait face à des menaces persistantes, et l’unité devient une nécessité vitale.
Les cicatrices des attaques récentes
Les ministres ont rappelé les événements qui ont marqué le début de l’année : la tentative de déstabilisation du Burkina Faso le 3 janvier, l’attaque contre la Base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey fin janvier, ainsi que les actes subversifs visant l’économie malienne. Autant de coups portés à la Confédération, dénoncés comme «barbares et lâches», mais qui n’ont pas réussi à briser l’élan de souveraineté.
La réponse : vigilance et résilience
Face à ces menaces, le message était clair : l’AES ne reculera pas. Les ministres ont salué la détermination des Chefs d’État et la vigilance des populations, exhortant ces dernières à rester en alerte. Les Forces Armées et de Sécurité ont été honorées pour leurs sacrifices, tandis que la résilience des citoyens sahéliens a été présentée comme le socle de la survie collective.
Une feuille de route pour l’avenir
Au-delà des condamnations, la réunion a débouché sur un résultat concret : la finalisation de la Feuille de route de l’An II. Ce document stratégique, qui sera soumis au Collège des Chefs d’État, fixe les priorités pour renforcer la coopération militaire, diplomatique et socio-économique. Il incarne la volonté des trois pays de bâtir un espace commun de souveraineté et de prospérité partagée.
Un symbole fort
La motion spéciale adressée au Président Ibrahim Traoré pour son rôle dans l’organisation de la rencontre illustre la reconnaissance mutuelle et la confiance placée dans la présidence burkinabè de l’AES. Plus qu’une simple réunion, Ouagadougou a été le théâtre d’une démonstration de solidarité et de résistance.
En dépit des menaces et des attaques, la Confédération des États du Sahel trace sa route. La réunion ministérielle d’Ouagadougou a montré un Sahel uni, déterminé à défendre sa souveraineté et à construire un avenir commun. L’AES, loin de céder aux pressions, s’affirme comme un acteur incontournable dans la région, porté par la résilience de ses peuples et la volonté de ses dirigeants.